Archives Mensuelles: septembre 2011

Deux Ivoiriennes participent au programme de Leadership des Visiteurs Internationaux sur l’Entrepreneuriat Féminin aux Etats-Unis

M. Jonathan Cebra en compagnie de Mesdames Aimée N'Dri N'Guessan et Victorine Appie Amon

Deux Ivoiriennes invitées à participer au programme de Leadership des Visiteurs Internationaux sur l’Entrepreneuriat Féminin aux Etats-Unis. L’Ambassade des Etats-Unis vient d’annoncer la participation de Mesdames Aimée N’Dri N’Guessan et Victorine Appie Amon au Programme de Leadership des Visiteurs Internationaux sur “L’entrepreneuriat des femmes africaines”. Le programme vise à doter les femmes d’affaires africaines d’outils en matière d’entrepreneuriat et à leur offrir les opportunités nécessaires à l’essor de leurs entreprises en vue d’en faire des leaders communautaires qui induisent des progrès sociaux et économiques en Afrique. Mesdames N’Guessan et Amon visiteront les villes de Chicago dans l’Etat de l’Illinois, New York, Kansas City, dans le Missouri et Washington, D.C. Mme. Aimée N’Guessan est la présidente fondatrice de l’ONG Houkami.  Mme. Victorine Amon est, pour sa part, gérante d’une PME de commercialisation de produits alimentaires dénommée “Amon & Frères”. “International Visitor Leadership Program” est un programme d’échanges professionnels visant à promouvoir la compréhension mutuelle entre le peuple des États-Unis et ceux des autres pays. A cet effet, des visites de courts séjours aux

Etats-Unis sont soigneusement élaborés pour les dirigeants étrangers confirmés ou émergents des classes dirigeantes et politiques, des média, de l’éducation, des arts, des entreprises et des autres secteurs clés. Les visiteurs internationaux viennent aux Etats-Unis rencontrer et s’entretenir avec leurs homologues professionnels et apprécier par la même occasion la diversité ethnique, culturelle, politique et socio-économique des Etats-Unis. Plus de 190 000 visiteurs internationaux dont plus de 1 000 ivoiriens ont participé à ce programme depuis sa création en 1940.

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Femme Ivoirienne, la Douane a aussi besoin de vous !

Les femmes ont leur place à la douane!

La Douane est une administration mise sur pied  en Côte d’Ivoire depuis l’époque coloniale. En effet c’est par un décret du 03 septembre 1889, que le Président de la République française autorise la taxation sur toutes les marchandises étrangères importées dans les établissements de la Côte de l’Or (territoire partant de Grand Lahou à Assinie). Dès lors, les premières structures douanières se sont mises en place. En 1904, la colonie comptait plus de trente-deux postes de douane. Son extension s’est faite progressivement sur toute l’étendu du territoire et aujourd’hui cette administration para-militaire relève du Ministère d’Etat, ministère de l’économie et des finances. Ce corps de métier est ouvert tous les genres et des femmes y excellent au même titre que les hommes. A la douane homme et femme touchent le même salaire alors côté charge il n’y a pas de répartition des tâches : chacun retrousse ses manches quand il s’agit de transpirer !

La douane se présente néanmoins comme le corps administratif qui est fait pour la femme. Par essence pour être efficace le douanier doit avoir certaines qualités qui se retrouvent chez la femme. Il lui faut en effet une bonne intuition, un sens poussé de l’observation, être méticuleux, avoir du flaire, être rigoureux et intransigeant mais surtout aimé fouiner pour dénicher tout ce qui est caché ! Femme la douane s’ouvre donc naturellement à vous, reste à remplir quelques conditions au plan administratif pour vous retrouver en uniforme. L’entrée à la douane se fait sur concours organisé par la Fonction Publique avec deux options : celui des sous-officiers et des officiers. Les sous-officiers ou agent d’encadrement sont formés à l’école de douane pendant deux ans : un an de cours théoriques et un an de pratique. Pour être sous-officier il faut avoir le niveau BEPC (Brevet d’Etudes du Premier Cycle). Pour les officiers il faut avoir le niveau Baccalauréat et suivre une formation à l’ENA (l’Ecole Nationale d’Administration). Pour ne pas commettre un crime de lèse majesté à l’avenir sachez reconnaitre à quel groupe vous appartiendrez en fonction de l’option que vous allez choisir. Dans la douane les officiers comprennent par ordre croissant les grades de lieutenant, capitaine, commandant, lieutenant-colonel et colonel. Pour les sous-officiers ou agents d’encadrement comprennent par ordre croissant les grades de sergent, sergent-chef, adjudant et adjudant-chef. Il existe également des catégories professionnelles au sein de la Douane qui représentent pas extension un type de salaire tel que définit par la fonction publique. La catégorie D (contrôleur), la catégorie C, B (agent d’encadrement), la catégorie A3 (inspecteur) et finalement la catégorie A4 et plus (administrateur).

La législation Ivoirienne n’interdit pas les mariages entre agent de la douane néanmoins les affectations éloignent très souvent les douaniers de leur famille, ce qui peut fragiliser le tissu familial et créer des tensions dans le couple. Incompréhension et manque de confiance doivent être écartés pour éviter les problèmes dans un couple où l’un des parents et surtout la mère est agent de douane.

SUY Kahofi

Wangari Maathai s’en est allée !

Wangari laisse derrière des arbres…mais également une lutte !

A l’image de la vénus Hottentote, des femmes de Grand Bassam, de Miriam Makeba… Wangari Maathai la militante écologique est entrée dans l’histoire africaine pour ne pas dire dans le panthéon des personnalités les plus célèbres de notre continent. Le mouvement mondial des défenseurs de l’environnement est devenu orphelin avec la mort de la  militante Wangari Maathai fondatrice en 1977 du Green Belt Movement (« Mouvement de la ceinture verte »), le mouvement de lutte contre la déforestation. Pour ceux qui l’on connus pour son œuvre, faire de la planète un monde plus pacifique, plus sain et un endroit ou il fait bon vivre, cette disparition prématurée est une grande perte. C’est le site internet de son mouvement qui a donné la triste nouvelle : « C’est avec grande tristesse que la famille du Professeur Wangari Maathai annonce son décès le 25 Septembre 2011, à l’hôpital de Nairobi, après une longue et courageuse lutte contre le cancer. Née à Nyeri en 1941, elle est la première femme d’Afrique de l’Est a obtenir un doctorat en 1964, c’est un diplôme en sciences biologiques du mont Saint-Scholastique College à Atchinson dans le Kansas.

Wangari Maathai  a été active au sein du Conseil national des femmes du Kenya de 1976-1987 et elle a été sa présidente de 1981 à 87. En 1976, alors qu’elle était au service du Conseil national des femmes, le Professeur Maathai a introduit l’idée de communauté basée sur la plantation d’arbres. Elle a continué à développer cette idée pour la concrétiser en la création d’une organisation à large assise populaire dont l’objectif principal est la réduction de la pauvreté et la conservation de l’environnement par la plantation d’arbres : le Green Belt Movement . Avec ce mouvement, Wangari Maathai a assité les femmes pour planter plus de 40 millions d’arbres sur les terres communautaires, y compris les fermes, les écoles et les enceintes des églises. En 1986, le Green Belt Movement (GBM) a établi un réseau panafricain de la ceinture verte qui a séduit de nombreux dirigeants d’autres pays africains pour son approche unique. Elle et le Green Belt Movement ont reçu de nombreuses récompenses, notamment le prix Nobel 2004. En Décembre 2002, le Professeur Maathai a été élue au parlement kenyan avec une majorité écrasante de 98 pour cent des voix. Jusqu’en 2007, elle a représenté la circonscription de Tetu, district de Nyeri, dans le centre du Kenya (sa région d’origine). De 2003 – 2007 Professeur Maathai a servi comme ministre adjoint pour l’environnement et des ressources naturelles dans la neuvième législature du Kenya.

En 2005, le Professeur Maathai a été élue le président du Conseil économique, social et culturel (ECOSOCC) de l’Union africaine à Addis-Abeba, Ethiopie.  A la même année, elle avait été nommée en 2005 ambassadrice pour la sauvegarde de la forêt du Bassin du Congo en Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical au monde. Wangari Maathai laisse derrière elle, trois enfants-Waweru, Wanjira et Muta-et une petite-fille, Ruth, Wangari. Le site de son organisation promet de plus amples informations sur l’hommage qui sera rendu à la première africaine prix Nobel de la paix et sur comment perpétuer son œuvre.

Paix et démocratie : faites-vous entendre !

SANGARE Namizata Présidente Nationale de l’OFACI

Déclaration de l’organisation des femmes actives de cote d’ivoire (OFACI) à l’occasion de la journée Internationale de la paix

Le 21 septembre 2011, marque la trentième célébration de la Journée Internationale de la paix. En effet, cette journée a été inspirée de la journée mondiale de la Paix, instituée en 1979 par l’Eglise Catholique  à l’initiative du Pape Jean-Paul II. En 2001, l’ONU, dans le souci de réussir sa vocation telle que définie dans le préambule de la Charte des Nations Unies, à savoir, prévenir les conflits internationaux, les régler et contribuer à établir une culture de la paix dans le monde, a consacré à travers sa résolution 55/282,  la journée internationale de la paix célébrée le 21 septembre de chaque année. Cette journée fut instaurée en réponse aux nombreux conflits observés à travers le monde en vue de garantir aux peuples la paix et le développement. La journée internationale de la paix doit être perçue comme une journée annuelle de non violence et de cessez le feu en vue de promouvoir les idéaux de paix au sein des nations et des peuples, ainsi que dans leurs relations. Pour l’édition 2011, le thème international choisi est : « Paix et démocratie: faites-vous entendre ! ». Ce thème invite les Etats à promouvoir la paix et la démocratie qui sont deux notions indissociables et indispensables au développement de tout peuple.

Lorsque la démocratie, expression de la souveraineté  du peuple, est mise en mal dans un Etat, cela conduit inéluctablement à des tensions. C’est pourquoi, les gouvernants doivent veiller au respect strict des principes démocratiques dans le but de garantir à leurs peuples, la paix. Pour nous Ivoiriens, la journée internationale de la paix, revêt un sens particulier. C’est pourquoi, au moment où, notre cher pays sort d’une crise sans précédent qui a laissé de nombreuses séquelles ; au moment où, le Président Alassane OUATTARA s’engage dans un élan de réconciliation et de cohésion sociale ;

Nous, Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire(OFACI), voulons apporter notre pierre à l’édifice de paix et de fraternité amorcé par nos gouvernants.

Nous tenons donc à encourager le Président de la république dans cette initiative salutaire pour notre pays.

Aussi, invitons-nous tous les Ivoiriens de tous bords politiques, de toutes configuration ethniques, particulièrement les femmes qui constituent des vecteurs de paix et de cohésion sociale, à accepter d’aller à la réconciliation vrai et sincère ; ceci pour le développement de notre pays et pour le bien être de nos enfants. Nous souhaitons un retour effectif et réel à la paix pour que cesse les nombreuses violations des droits de l’Homme, en particulier ceux de la femme. Aux acteurs de la société civile Ivoirienne, l’OFACI suggère que des actions de sensibilisation soient menées auprès de la population pour apaiser les discours de haine et offrir des cadres de dialogue entre les différents groupes. S’il est vrai, comme le disait le Président Félix HOUPHOUET Boigny que « La paix n’est pas un mot, mais un comportement », alors l’OFACI invite chaque fille et fils de ce pays, ainsi que tous ceux qui nous font l’amitié de vivre avec nous en Côte d’Ivoire, à traduire dans nos comportements et dans nos propos de chaque jour, dans nos espaces publiques, dans nos services, dans nos écoles, la paix et la tolérance, gage de tout développement.

Chers Ivoiriens,  il est temps de construire l’avenir la main dans la main.

Chers sœurs, nous vous invitons à vous approprier le processus de réconciliation nationale car nous sommes convaincues que  la paix avec les femmes et par les femmes, est possible !

                                                        Fait à Abidjan le 21 septembre 2011

                                                                    SANGARE Namizata

                                                          Présidente Nationale de l’OFACI

Les femmes Ivoiriennes appellent au respect de leurs droits

Les femmes Ivoiriennes appellent au respect de leurs droits

L’Organisation des Femmes Actives de Côte-d’Ivoire (OFACI) a réunit à Abidjan pour son premier séminaire national post-crise 160 femmes leaders venues de 80 localités du pays. Pendant 3 jours, les droits et devoirs de la citoyenne,  les mécanismes de saisine des comités des droits de l’homme, instruments nationaux de protection des droits de la femme ont été entre autres sujets sur lesquels les femmes ont été formées. Ce premier séminaire national post-crise entre dans le cadre du projet de l’OFACI intitulé « Projet de formation des leaders féminins sur les mécanismes internationaux et nationaux pour une protection effective des droits de la femme en Côte d’Ivoire  ». Sur les raisons de l’organisation de ce séminaire de formation voici les explications de Mme Namizata Sangaré Présidente de l’OFACI. « Nous pensons que nous avons suffisamment fait la promotion des droits de la femme, nous leur avons expliqué qu’elles ont des droits économiques, qu’elles ont des droits sociaux, qu’elles ont des droits politiques…il est question aujourd’hui de passer à une autre étape qui est de leur expliquer qu’il y a des mécanismes qui existent et qui protègent les droits de la femme ».

Après ce séminaire un plaidoyer auprès des décideurs de ce pays a été produit car parmi les instruments de protection des droits de la femme, certains sont soit en souffrance ou n’ont pas encore été ratifié par la Côte d’Ivoire. Les femmes rassemblées lors de ce séminaire souhaitent que le Chef de l’Etat prenne une ordonnance relative à la déclaration solennelle de son prédécesseur qui s’est engagé à faire la promotion d’au moins 30% des femmes aux postes électifs aussi bien dans le privé que dans le public. Elles demandent également la limitation du concubinage à 5 ans, le reversement de la pension de la veuve au mari, la création d’une radio pour les femmes, la gratuitement des frais d’accouchement et de césarienne, l’harmonisation entre les conventions internationales et les textes de lois Ivoiriens, la ratification du protocole de Maputo, le prolongement du congé maternité de 3 à 6 mois…

Le Canada accompagne depuis plusieurs années l’OFACI dans ces activités. Mr Firmin Baoua représentant l’Ambassade du Canada a souligné que les femmes Ivoiriennes doivent se battre pour sortir du spectre des difficultés quotidiennes pour prendre part à la vie politique et socio-économique du pays. Le Canada à travers ces fonds d’appui au développement et autres systèmes de coopération bilatéraux sera là pour appuyer les femmes a-t-il soutenu. Quant a la représentante de la première Dame elle a souligné que Madame Dominique Ouattara se tient aux côtés des femmes et compte peser de tout son poids pour que leurs doléances soient prises en compte à tous les niveaux. Les femmes venues des quatre coins du pays se disent satisfaites de l’organisation de ce séminaire sur le renforcement des capacités en matière de défense des droits de la femme.

SUY Kahofi

Comment l’amener à reconnaître son enfant ? (2)

Un enfant a droit à l'amour et à la reconnaissance

Après la reconnaissance volontaire de l’enfant passons à présent à la reconnaissance obligatoire. Le père récalcitrant ou de mauvaise fois qui refuse d’assumer ses responsabilités peut se retrouver devant les tribunaux ! La justice qualifie la démarche d’action en recherche de paternité prévue par les articles 26 et 27 de la loi sur la paternité et la filiation (loi n°64-377 du 07 octobre 1964 modifiée par la loi n° du 2 août 1983). Cette action est exercée selon certaines conditions et consiste à faire la preuve de la paternité.

Les conditions dans lesquelles la recherche de paternité est admise

Cette action ne concerne que les enfants nés hors mariage à l’exclusion des enfants légitimes, des enfants légitimés, des enfants adultérins et des enfants incestueux. En effet, les enfants nés dans le mariage sont supposés être les enfants de l’époux qui ne peut les désavouer que très difficilement, les enfants légitimés par contre sont ceux dont les parents se marient après leur naissance. Ils ont déjà été reconnus, ils échappent à cette action. S’agissant des enfants adultérins et incestueux nous en parlerons dans l’acte 3. Les enfants nés hors mariage qui ne sont pas reconnus ont la possibilité de saisir le juge aux fins de reconnaissance par leur père. Il s’agit de l’action en recherche de paternité. L’action appartient à l’enfant et seule sa mère à qualité pour l’exercer pendant sa minorité. Si celle-ci est décédée, absente ou interdite, le tuteur agira pour le compte de l’enfant. Il faut signaler que l’enfant lui-même pourra agir toute l’année qui suit sa majorité. Le juge saisi, il faudra alors faire preuve du lien de filiation.

Les moyens de preuve de l’action

Ces moyens de preuve sont divers. On peut citer entre autres :

  • L’enlèvement ou viol, lorsque l’époque de la conception se rapproche à celle du viol ou de l’enlèvement.
  • L’abus d’autorité, la promesse du mariage, la séduction ou les fiançailles. Dans ces cas, il n’y a aucun doute qu’il a existé des rapports sexuels entre le père et la mère.
  • L’aveu résultant d’écrits, de lettre ou même oral du père, non équivoque de sa paternité.
  • Dans les hypothèses où le père prétendu a pourvu à l’entretien de l’enfant. Ne dit-on pas : ‘’qui s’excuse, s’accuse ?’’

Les moyens scientifiques tels les tests sanguins et surtout le test ADN qui est la preuve irréfutable par excellence de la paternité sont cependant coûteux et malheureusement à la porté de peu de personnes. Il faut aussi noter que le test ADN se pratique dans la plupart des cas dans des laboratoires occidentaux étant entendu que les moyens techniques font le plus souvent défaut en Afrique. Le juge, à l’analyse des preuves versées au dossier, établi judiciairement la filiation de l’enfant à l’égard du père. Ce dernier ne peut plus dès lors se dérober à ses obligations vis-à-vis de l’enfant, sous peine d’y être contrait par voie judiciaire.

SUY Kahofi

Comment l’amener à reconnaître son enfant ? (1)

Un enfant a droit à une famille qui lui assure protection et amour

Dans les sociétés traditionnelles africaines, l’enfant est considéré comme une bénédiction malheureusement il arrive que son arrivée soit source de tension entre le père et la mère. Généralement l’homme qui doute de la fidélité de la femme peut être tenté de ne pas reconnaître l’enfant. Dans ce cas la femme dispose de deux recours pour amener le père à reconnaître le fruit de ses œuvres. Le premier recours est la reconnaissance volontaire de cet enfant et le deuxième recours est la reconnaissance obligatoire. Aujourd’hui nous allons développer le premier recours qui est la reconnaissance volontaire de l’enfant. Cette reconnaissance volontaire de l’enfant se fait soit par la voie administrative, soit par la voie judiciaire.

La voie Administrative

Cette voie consiste à faire la déclaration de naissance à l’officier de l’Etat Civil du lieu de naissance de l’enfant. Il s’agit des Mairies, des sous-préfectures, du consulat, des services des Ministères des Affaires Etrangères, des Ambassades ou de tout autre lieu. Un acte de naissance est alors délivré aux parents de l’enfant qui contient toutes les informations prévues par l’article 42 de la loi n° 64-374 du 07 octobre 1964, modifié par la loi n° 83-799 du 02 août 1983, à savoir entre autre, année, mois, jour, heure de naissance, sexe de l’enfant, prénoms et nom. La loi ne fait aucune distinction enfants, ivoiriens et non ivoiriens. Tous les enfants nés en Côte d’Ivoire doivent être déclarés à l’officier de l’état civil du lieu de leur naissance.

La voie Judiciaire

L’enfant dont la déclaration de naissance n’est pas intervenue dans un délai de trois mois à dater du jour où il a eu la vie peut se faire établir un jugement supplétif d’acte de naissance. L’action est introduite par voie de requête (lettre adressée au juge) par le concerné lui-même s’il est devenu majeur ou par l’un de ses parents s’il est mineur ou par son tuteur en cas de décès ou absence des parents. Le juge rend une décision favorable au vu de certaines pièces notamment le carnet de naissance, le certificat de naissance, les pièces des parents et après avoir entendu les parents et d’éventuel témoins. La décision est par la suite retranscrite sur les registres du centre d’Etat Civil du lieu de naissance et une copie de l’acte de naissance est délivrée aux intéressés. L’acte en reconnaissance volontaire d’enfant est la possibilité offerte par le père qui n’a pas reconnu son enfant dès sa naissance. La filiation dans cette hypothèse est établie à l’égard de la mère seule et l’enfant porte son nom. Le père va saisir le juge du lieu de naissance de l’enfant en vue de le reconnaître et faire établir la filiation à son égard. Cette action ne peut aboutir que lorsque la mère y consent.

SUY Kahofi