Archives de Catégorie: DROIT DE FEMME

Violences sexuelles aux femmes : la loi doit être plus sévère

Violences sexuelles : une situation traumatisante pour les femmes

L’Ambassade de France, ONU femmes et la CNDHCI ont organisé un débat sur le thème : « quelle prise en charge des victimes de violences sexuelles ? ». Ce 29 juin 2017 à l’institut français d’Abidjan, les différents participants ont plaidé pour une pleine application de la loi.

Obliger une personne à subir, à accomplir ou à être confrontée à des actes d’ordre sexuel contre son gré est considéré comme un acte de violence sexuelle. De nombreuses personnes dont majoritairement des femmes ont déjà vécu cette situation à l’image de Dagnogo Salimata mariée en 1984 alors qu’elle n’avait que 13 ans. Son époux, un homme de 60 ans, la violentait avant d’abuser d’elle dans le foyer. Lire la suite

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Viol en Côte d’Ivoire : la situation toujours inquiétante

Seule l’application de la loi pourrait aider à prévenir les viols

Seule l’application de la loi pourrait aider à prévenir les viols

Le rapport sur les viols et leurs répressions en Côte d’Ivoire a été présenté ce 11 juillet au siège de l’ONUCI (Abidjan-Sébroko). Il a été produit par la Division des droits de l’homme de l’ONUCI qui a documenté quelques 1129 cas de viol entre janvier 2012 et décembre 2015.

Le rapport présenté conjointement par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme souligne la nécessité de mettre en œuvre les textes et les lois en Côte d’Ivoire afin de mieux lutter contre ce fléau qui touche majoritairement les femmes, les petites filles et les enfants. Concernant les chiffres clés de ce rapport, la directrice par intérim de la division des droits de l’homme de l’ONUCI, Juliette de Rivero, indique que les cas de viol documentés « affectent plus de 1000 victimes ». Lire la suite

La Côte d’Ivoire présente sa stratégie nationale de lutte contre les VBG

Les peines prévues par la loi seront désormais appliquées

Les peines prévues par la loi seront désormais appliquées

La stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) a été présentée ce vendredi 5 septembre 2014 par le ministère en charge de la famille. L’objectif de cette stratégie consignée dans un document est de permettre au Comité National de lutte contre les VBG d’être opérationnel et de mettre en œuvre son plan d’action.

La mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre qui s’étendra jusqu’en 2016 va coûter plus de 4 milliards de f CFA. Avec cette stratégie l’Etat ivoirien entend réduire ces violences qui ont pris une proportion inquiétante et les chiffres avancés par Suzane Konaté Maïga, représentante pays de l’UNFPA le démontre. Lire la suite

Trop petite pour le maquis…

« Un maquis n’est pas un lieu pour les enfants »

« Un maquis n’est pas un lieu pour les enfants »

En Côte d’Ivoire, les enfants sont toujours exploités en violation des lois nationales. Ils ont souvent même la charge de tâches réservées aux adultes. C’est le cas des filles mineures utilisées comme serveuses dans les maquis d’Abidjan.

De passage dans la capitale économique ivoirienne, faites très attention au petit corps tout frêle qui viendra vous servir votre poisson braisé accompagné d’attiéké dans un maquis. Il s’agit généralement de mineures dont l’âge varie entre 9 et 16 ans. Parmi celles-ci figure Marie-Chantal, une gamine employée comme serveuse dans un maquis de nuit à Yopougon. Ses journées de travail commencent généralement à partir de 15 heures. Elle doit écailler le poisson frais, laver les légumes et veiller à la cuisson des accompagnements. Lire la suite

Les femmes et filles de ménage vers le SMIG

Les femmes et filles de ménage mieux protégé par la loi

Les femmes et filles de ménage mieux protégé par la loi

Le milieu des travailleurs domestiques en Côte d’Ivoire est un univers mafieux, à la limite de trafic humain où des jeunes hommes, femmes et souvent même des mineurs sont exploités. 85% des petites mains dans ce milieu sont des femmes et des jeunes filles. Celles-ci évoluent dans des conditions difficiles marquées par la précarité de leur emploi. Kouassi Valérie connaît bien cet univers fait de brimade et d’exploitation ; elle qui depuis 1985 a commencé toute jeune à servir comme fille de ménage. Lire la suite

Les droits de la femme et de l’enfant au cœur d’un atelier de formation

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

Le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (RIDDEF) a organisé les 15 et 16 avril un atelier de formation sur les droits des femmes et des enfants avec l’appui de la division Droit de l’Homme de l’ONUCI.

Ils sont plus de 1.500.000 enfants en Côte d’Ivoire à travailler pour gagner leur vie au lieu d’être à l’école. Certains sont violés, vendus ou exploités dans les mines et plantations. Leurs droits les plus élémentaires sont bafoués au même titre que ceux des femmes qui souffrent le martyr à cause des violences basées sur le genre. C’est pour combattre toutes ces violences que le RIDDEF, le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme, a initié un atelier de formation pour aider les organisations de la société civile ivoirienne à mieux documenter ces violences et mener des actions de plaidoyer. Lire la suite

L’OFACI vulgarise les instruments de protection des droits de la femme

Les femmes se forment à la maîtrise des Instruments qui protègent leurs droits

Les femmes se forment à la maîtrise des Instruments qui protègent leurs droits

Les instruments qui protègent les droits de la femme existent mais nombreuses sont celles qui n’en n’ont pas connaissance. C’est donc pour aider les femmes Ivoiriennes à mieux les connaitre que l’OFACI, l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire a décidé d’initier un séminaire de formation régionale du 03 au 05 avril au siège du CERAP (Centre de Recherche et d’Action pour la Paix). Selon Namizata Sangaré la Présidente de l’OFACI, tous les textes de loi au plan National et International qui protègent les femmes seront revisités dans une approche pédagogique pour permettre à chaque participante de pouvoir les vulgariser à son tour. Au compteur des textes de loi inscrits à l’ordre du  chronogramme de la formation figurent en pôle position les résolutions des Nations Unies, la CEDEF (Convention sur l’Elimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Egard de la Femme), les chartes africaines et leurs protocoles additionnels sans oublier les instruments nationaux comme la déclaration solennelle de la Côte d’Ivoire sur l’égalité des chances, l’équité et le genre. Au-delà des femmes, ce séminaire de formation régional intègre également dans son approche pédagogique les agents des forces de l’ordre. Cette présence des hommes en arme est indispensable dans la mesure où ils sont les premiers interlocuteurs des femmes en cas de violence basées sur le genre. Le présent séminaire de formation de 72 heures s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet de l’OFACI intitulé « Projet de formation de leaders féminins sur les mécanismes nationaux et internationaux pour une protection effective des droits de la femme en Côte d’Ivoire ». Le projet sera exécuté dans 82 localités sélectionnées dans les cinq grandes régions du pays.

Deux modules ont meublé le premier jour de formation. Une initiation aux notions de droits de l’homme, droits humanitaires et principes fondamentaux suivi d’une revue des instruments nationaux de protection des droits de la femme. Au terme des échanges, les femmes n’ont pas manqué de souligner leur satisfaction face aux efforts de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Africaine et des ONG dans leur politique de protection des droits de la femme. Pour Coulibaly Bintou de l’ONG Tabita d’Adiaké « il est impératif que les femmes sachent dans chaque recoin du pays qu’elles ont des droits et qui sont ceux qui doivent les protéger ». Elle estime avoir avancé dans sa compréhension des droits de la femme et pense déjà à un programme de vulgarisation de ses acquis auprès de ses sœurs dès son retour dans sa localité. Le son de cloche n’est pas différent pour Assoua Akissi Marie Florence de la section OFACI Akoupé. Elle soutient que son approche de formation inclura une pédagogie basée sur les langues locales. « Nombreuses sont nos sœurs qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école. Pour elles nous prévoyons des séances de sensibilisation dans les langues locales pour mieux les instruire sur la portée des textes de loi qui les protège » conclu-t-elle. Le séminaire de formation régional s’achève ce vendredi 05 avril avec une formation à l’endroit des forces de l’ordre.

SUY Kahofi

Violences Basées sur le Genre : l’Observatoire de l’OFACI publie ses résultats

Namizata Sangaré Présidente de l’OFACI

Namizata Sangaré Présidente de l’OFACI

« Le 07 décembre 2013 à 18 h, A.A.E 4 ans et élève en classe de maternelle à Abengourou est en vacances à Kocoumbo. Elle a été victime d’abus sexuel de la part de Y.K.G, se disant orpailleur depuis 6 mois. Le même jour, le mis en cause a été conduit à la Gendarmerie de Djékanou. A la suite de son procès, il a été condamné à 5 ans de prison et à 100.000 f d’amende ! » A l’image de ce cas de viol, de nombreux cas de violences faites aux femmes ont été rapporté aux enquêteurs de l’Observatoire de l’OFACI (Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire). Cet observatoire mis sur pied par l’OFACI depuis 2010 était face à la presse ce 22 février pour livrer les résultats de ses enquêtes. La conférence de presse donnée à cet effet a eu lieu au siège de l’OFACI sis à Adjamé 220 logements. L’observatoire de l’OFACI est né suite aux nombreuses sollicitations dont l’organisation faisait l’objet de la part des femmes. Celles-ci constamment victimes de violences de tout genre avaient recours à l’OFACI pour trouver un peu de réconfort et des conseils. L’ampleur et la multiplicité des violences que l’OFACI enregistrait l’a amené à mettre sur pied un Observatoire. Celui-ci a été conçu pour atteindre deux objectifs : documenter efficacement les différentes formes de violences faites aux femmes et fournir les informations utiles pour la mise en œuvre des stratégies de lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Pour atteindre ses objectifs, l’observatoire se fonde sur trois sources de documentation :

1 – la cellule d’écoute et d’orientation

2 – les rapports des sections OFACI à travers le pays

3 – les allégations de violation des droits de la femme relayée par voie de presse

Ces méthodes ont donné un résultat très encourageant dans un contexte national encore marqué par de nombreuses violations des droits de la femme. Lors de son propos liminaire, Mme SANGARE Namizata, Présidente de l’OFACI a indiqué que l’Observatoire a documenté 252 cas de violation des droits de la femme qui sont des violations des chartes et conventions internationales dont la Côte d’Ivoire est signataire. Les enquêtes sur les violences à l’égard des femmes ont été menées dans 29 localités du pays et sont réparties comme suit : 02 cas de mariages forcés, 177 cas de violences sexuelles, 30 cas de mutilations génitales, 08 cas de violences conjugales et 32 cas de violences physique. Le constat général qui se dégage c’est que les violences sexuelles constituent la majorité des VBG avec un taux de 70,23%. Concernant les 32 cas de violences physiques, 15 ont conduit au décès des victimes ! « Nous pensons que trop c’est trop ! Nous avons fait pendant longtemps de la sensibilisation, il est temps de passer à l’action par l’application stricte des textes de lois Ivoiriens et ceux ratifiés au plan international par notre pays » estime Mme SANGARE qui soutient que « malgré les efforts consentis par le Gouvernement Ivoirien à travers la ratification des textes internationaux en l’occurrence la CEDEF, le protocole à la charte Africaine des Droits de l’Homme relatifs aux droits des femmes de Maputo, les VBG persistent ». Il faut agir de telle sorte que les coupables puissent répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes et que les victimes puissent bénéficier de réparation. Voici pourquoi à la suite du rapport de son Observatoire, l’OFACI fait d’importante recommandation. Elle invite entre autre l’Etat Ivoirien à renforcer les procédures pénales en matière de lutte contre le VBG, à pénaliser l’exposition d’images dégradantes de la femme dans les lieux publiques, renforcer les capacités du Centre National de Lutte contre les violences faites aux femmes et faciliter l’accès des femmes à la justice. L’OFACI interpelle également les Médecins, les agents des Forces de l’Ordre et les Professionnels des Médias à traiter avec plus de sérieux les cas de violence faites aux femmes qui leur sont rapportés.

L’OFACI à travers la publication des résultats de son observatoire s’inscrit déjà dans le tempo de deux évènements majeurs pour la défense des droits de la femme à travers le monde. Il s’agit de la journée internationale de la femme du 08 mars avec pour thème « Une promesse est une promesse, il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes » et la 57ème session de la Commission de la Condition de la Femme qui aura pour thème central, la prévention et l’élimination de toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des filles.

SUY Kahofi

Le Couteau brûlant : un brulot contre l’excision !

Le Couteau brûlant

Le Couteau brûlant

Hamitraoré, la romancière Ivoirienne vient de mettre sur le marché une œuvre de très belle facture publiée chez Frat-Mat Edition. A travers cette œuvre, l’auteur dévoile la face hideuse de l’excision un fléau qui, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, ne cesse de se rependre dans les villes et les hameaux les plus reculés de la Côte d’Ivoire. Pour Hamitraoré qui a été elle-même victime de l’excision, il s’agit à travers chaque page de cet ouvrage « d’apporter une touche particulière à l’éradication totale de cette pratique que je considère comme une atteinte à l’honneur et à l’intégrité de la femme ». Au centre de l’ouvrage une interrogation qui s’adresse à chaque Ivoirien : pourquoi cette pratique abominable continue-t-elle de maintenir certaines communautés sous son fardeau malgré l’évolution des mentalités ? Pour l’auteur, l’excision n’a plus de raison d’être. Il suffit de jeter un regard sur les effets nocifs de la pratique sur la santé de la femme pour en être totalement convaincu. L’œuvre d’Hamitraoré trouvera sans doute un écho favorable auprès des Ivoiriens car l’excision est de nouveau à « la mode ». Ainsi l’Organisation Nationale pour l’Enfant, la Femme et la Famille (ONEF), estime que 42 % de femmes sont excisée en Côte d’Ivoire. Ce chiffre selon l’organisation ne reflète pas les réalités du fléau parce qu’il ne prend pas en compte les enfants âgés de 1 à 14 ans. 42 % est le chiffre à l’échelle nationale mais il excède par endroit. Ainsi la zone de  Danané (ouest-ivoirien) plafonne à 45 %, 88 % au nord, 85 % au nord-ouest, 75% à l’Ouest et 34 % à Abidjan en milieu communautaire. Hamitraoré dénonce par ailleurs la vente du clitoris une fois sectionné et séché. L’auteur nous apprend que le clitoris séché est utilisé à des fins aphrodisiaques au profit des hommes.

L’œuvre

Hamitraoré nous plonge dans l’univers d’une jeune lycéenne victime de l’excision. A la faveur d’un devoir de classe portant sur ce thème, Safiatou, le personnage principale du livre, se retrouve à son corps défendant, aux prises avec son passé. Dans un flash-back, le narrateur nous fait vivre cet épisode douloureux de sa vie où elle a fait connaissance avec « Le couteau brûlant« . Loin de la ville, dans un village piégé par la tradition, elle va être victime de l’excision. Elle rédige le devoir, au risque de revivre ce passé douloureux et de se dévoiler comme une « amputée ». Hamitraoré fait donc découvrir à travers l’histoire de cette jeune lycéenne, l’ampleur du drame de l’excision et de l’excisée avec ses effets abominables que sont la frigidité, la psychose de l’acte sexuel, la stérilité, la fistule vésico-vaginale voir la mort. Extrait : « Nan Safi, tu sais que depuis des générations, toute jeune fille digne de ce nom doit se faire exciser. Tant que tu n’es pas excisée, tu ne peux pas t’intégrer dans la communauté. Tu seras l’objet de railleries de la part de tes camarades. Et le plus grave, c’est qu’aucun homme ne te demandera en mariage. Au-delà de ta personne, c’est la famille qui sera honorée le jour de ta sortie… pense aussi à moi, je n’oserai plus regarder les gens du village en face si tu persistes dans ton refus. On m’écartera de toutes les décisions concernant le village. Je t’en supplie, ne jette pas la honte et l’humiliation sur notre famille » Le Couteau brûlant Page 22. Cet extrait de l’œuvre est généralement le plaidoyer farfelus que certains parents, adeptes de l’excision utilisent pour appâter leurs victimes qui ne sont autres que leurs propres filles. L’auteur ne botte pas en touche pour démonter cet argument sur près de 70 pages !

SUY Kahofi

Séguéla : Les droits de la femme et de la jeune fille revisités par l’ONUCI au cours d’une journée de sensibilisation

Les droits de la femme et de la jeune fille revisités par l’ONUCI

Les droits de la femme et de la jeune fille revisités par l’ONUCI

Le Bureau des Droits de l’Homme de l’ONUCI-Daloa, en collaboration avec celles de l’information publique et de la Protection de l’Enfance, a tenu le 5 juillet 2012 à Séguéla, une journée de sensibilisation sur les droits de la femme. Cette opération a été marquée par une conférence qui a eu pour thème : « les droits de la femme et de la jeune fille en milieu rural et les voies de recours ». Elle a été animée par le procureur de la République près le tribunal de Séguéla, Maurice Kouadio. L’activité s’est tenue en présence des représentants de la société civile et des associations des femmes du Worodougou.

Dans sa communication, le conférencier a estimé qu’il n’y a pas de droits spécifiques pour les femmes rurales, mais il a reconnu que les femmes rurales semblent être une catégorie vulnérable parmi les femmes. Cette situation s’explique selon lui par la persistance de l’analphabétisme et des pesanteurs culturelles, qui débouchent très souvent sur l’atteinte à l’intégrité physique et morale de la femme en milieu rural. Le magistrat du parquet a également soutenu que  les cas de violences physiques constituent les plus fréquents. « Cela se matérialise par l’homicide volontaire qui se traduit sous plusieurs formes : le meurtre, l’assassinat l’empoisonnement », a indiqué l’orateur avant de révéler à l’assistance les voies de recours à la justice. M. Kouadio a demandé par conséquent à l’Etat de promouvoir les droits de la femme et de la jeune fille rurale, prisonnière et victime de pratiques néfastes. Jean-Pierre Mbayanhaga de la Section Protection de l’Enfance a, pour sa part, fait un bref exposé sur « Les droits de l’enfant et les voies de recours ». Il a indiqué que les cas de violation des droits sont récurrents chez les enfants très souvent exposés à plusieurs fléaux, parmi lesquels les mutilations génitales féminines (FGM) et le manque d’accès aux soins médicaux et à l’assistance humanitaire. M. Mbayanhaga a exhorté à plus d’attention sur les droits des enfants. Au terme de la rencontre, la porte-parole des femmes du Worodougou, Sékongo Topka a souhaité que ce genre de rencontre soit organisé régulièrement  pour permettre aux femmes de connaitre leurs droits et de mieux s’organiser pour lutter contre les violences auxquelles elles sont quotidiennement exposées. Deruoth Touré, directeur de la promotion humaine du Conseil général de Séguéla a salué l’action de l’ONUCI qui selon lui aide à sensibiliser l’opinion publique sur le rôle croissant de la femme dans la société et à favoriser son intégration économique et sociale.