Archives de Catégorie: DROIT DE FEMME

Femmes et instances de prise de décision en Côte d’Ivoire

A l’image de l’Assemblée Nationale, les femmes sont très peu présentes dans les instances de prise de décision

D’importants progrès institutionnels et juridiques en Côte d’Ivoire ont été enregistrés depuis 1960. Cependant, ces progrès n’ont pas eu réellement d’impact en matière de promotion et d’insertion des femmes dans les instances de décision.

Depuis quelque temps, la question de la représentativité des femmes dans les instances de décision s’invite au cœur du débat. En effet, le gouvernement ivoirien a inscrit parmi ses priorités la promotion de la femme et initié des politiques favorisant l’insertion des femmes dans les organes décisionnels. Une volonté manifeste du Gouvernement, d’octroyer à la femme la place qui lui revient de droit, qui se traduit par les articles 36 et 37 de la Constitution ivoirienne de 2016. Montant au créneau, le chef de l’Etat a exprimé son désir de favoriser une plus large représentation « plus équitable » des hommes et des femmes aux postes électifs et nominatifs dans toutes les hautes instances. Lire la suite

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Les mariages précoces et forcés persistent

Les filles toujours exposées au mariage précoce

La Côte d’Ivoire, à l’instar des autres pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU), commémore ce 11 octobre 2017, la journée internationale de la jeune fille. Au plan international, elle est placée sous le signe : « Autonomisation des filles : avant, pendant et après une crise ».

La journée internationale de la jeune fille est consacrée à la promotion de la lutte contre les discriminations et les violences subies par des milliers de jeunes filles. En Côte d’Ivoire, les violences faites aux jeunes filles persistent sous plusieurs formes. Ces violences ont pour noms excision, viol ou encore les mariages précoces et forcés. En ce qui concerne cette dernière forme de violence, force est de constater que dans le Nord-Est de la Côte d’ivoire précisément dans la ville de Bondoukou, certaines familles retirent encore leurs filles de l’école pour les donner en mariage de façon précoce. Lire la suite

Le CEFCI encourage l’accès à l’éducation des femmes

le programme veut aider à augmenter le taux de scolarisation des filles

Le Centre Féminin pour la démocratie et les droits humains en Côte d’Ivoire (CEFCI) était dans le nord de la Côte d’Ivoire ce 07 Octobre 2017. Cette organisation de promotion des droits de la femme a procédé au lancement d’une initiative visant promouvoir l’éducation de la femme.

C’est dans la localité de Niakara que s’est déroulé la cérémonie officielle de lancement du programme d’appui à l’éducation de la femme. L’évènement a enregistré un invité de marque en qualité de parrain, SEM Alpha Barry Ministre des affaires étrangères de la coopération et des Burkinabés de l’extérieur. En choisissant le nord de la Côte d’Ivoire, le CEFCI cible ainsi une zone où le taux de scolarisation reste bas. Lire la suite

Violences sexuelles aux femmes : la loi doit être plus sévère

Violences sexuelles : une situation traumatisante pour les femmes

L’Ambassade de France, ONU femmes et la CNDHCI ont organisé un débat sur le thème : « quelle prise en charge des victimes de violences sexuelles ? ». Ce 29 juin 2017 à l’institut français d’Abidjan, les différents participants ont plaidé pour une pleine application de la loi.

Obliger une personne à subir, à accomplir ou à être confrontée à des actes d’ordre sexuel contre son gré est considéré comme un acte de violence sexuelle. De nombreuses personnes dont majoritairement des femmes ont déjà vécu cette situation à l’image de Dagnogo Salimata mariée en 1984 alors qu’elle n’avait que 13 ans. Son époux, un homme de 60 ans, la violentait avant d’abuser d’elle dans le foyer. Lire la suite

Viol en Côte d’Ivoire : la situation toujours inquiétante

Seule l’application de la loi pourrait aider à prévenir les viols

Seule l’application de la loi pourrait aider à prévenir les viols

Le rapport sur les viols et leurs répressions en Côte d’Ivoire a été présenté ce 11 juillet au siège de l’ONUCI (Abidjan-Sébroko). Il a été produit par la Division des droits de l’homme de l’ONUCI qui a documenté quelques 1129 cas de viol entre janvier 2012 et décembre 2015.

Le rapport présenté conjointement par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme souligne la nécessité de mettre en œuvre les textes et les lois en Côte d’Ivoire afin de mieux lutter contre ce fléau qui touche majoritairement les femmes, les petites filles et les enfants. Concernant les chiffres clés de ce rapport, la directrice par intérim de la division des droits de l’homme de l’ONUCI, Juliette de Rivero, indique que les cas de viol documentés « affectent plus de 1000 victimes ». Lire la suite

La Côte d’Ivoire présente sa stratégie nationale de lutte contre les VBG

Les peines prévues par la loi seront désormais appliquées

Les peines prévues par la loi seront désormais appliquées

La stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) a été présentée ce vendredi 5 septembre 2014 par le ministère en charge de la famille. L’objectif de cette stratégie consignée dans un document est de permettre au Comité National de lutte contre les VBG d’être opérationnel et de mettre en œuvre son plan d’action.

La mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre qui s’étendra jusqu’en 2016 va coûter plus de 4 milliards de f CFA. Avec cette stratégie l’Etat ivoirien entend réduire ces violences qui ont pris une proportion inquiétante et les chiffres avancés par Suzane Konaté Maïga, représentante pays de l’UNFPA le démontre. Lire la suite

Trop petite pour le maquis…

« Un maquis n’est pas un lieu pour les enfants »

« Un maquis n’est pas un lieu pour les enfants »

En Côte d’Ivoire, les enfants sont toujours exploités en violation des lois nationales. Ils ont souvent même la charge de tâches réservées aux adultes. C’est le cas des filles mineures utilisées comme serveuses dans les maquis d’Abidjan.

De passage dans la capitale économique ivoirienne, faites très attention au petit corps tout frêle qui viendra vous servir votre poisson braisé accompagné d’attiéké dans un maquis. Il s’agit généralement de mineures dont l’âge varie entre 9 et 16 ans. Parmi celles-ci figure Marie-Chantal, une gamine employée comme serveuse dans un maquis de nuit à Yopougon. Ses journées de travail commencent généralement à partir de 15 heures. Elle doit écailler le poisson frais, laver les légumes et veiller à la cuisson des accompagnements. Lire la suite

Les femmes et filles de ménage vers le SMIG

Les femmes et filles de ménage mieux protégé par la loi

Les femmes et filles de ménage mieux protégé par la loi

Le milieu des travailleurs domestiques en Côte d’Ivoire est un univers mafieux, à la limite de trafic humain où des jeunes hommes, femmes et souvent même des mineurs sont exploités. 85% des petites mains dans ce milieu sont des femmes et des jeunes filles. Celles-ci évoluent dans des conditions difficiles marquées par la précarité de leur emploi. Kouassi Valérie connaît bien cet univers fait de brimade et d’exploitation ; elle qui depuis 1985 a commencé toute jeune à servir comme fille de ménage. Lire la suite

Les droits de la femme et de l’enfant au cœur d’un atelier de formation

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

Le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (RIDDEF) a organisé les 15 et 16 avril un atelier de formation sur les droits des femmes et des enfants avec l’appui de la division Droit de l’Homme de l’ONUCI.

Ils sont plus de 1.500.000 enfants en Côte d’Ivoire à travailler pour gagner leur vie au lieu d’être à l’école. Certains sont violés, vendus ou exploités dans les mines et plantations. Leurs droits les plus élémentaires sont bafoués au même titre que ceux des femmes qui souffrent le martyr à cause des violences basées sur le genre. C’est pour combattre toutes ces violences que le RIDDEF, le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme, a initié un atelier de formation pour aider les organisations de la société civile ivoirienne à mieux documenter ces violences et mener des actions de plaidoyer. Lire la suite

L’OFACI vulgarise les instruments de protection des droits de la femme

Les femmes se forment à la maîtrise des Instruments qui protègent leurs droits

Les femmes se forment à la maîtrise des Instruments qui protègent leurs droits

Les instruments qui protègent les droits de la femme existent mais nombreuses sont celles qui n’en n’ont pas connaissance. C’est donc pour aider les femmes Ivoiriennes à mieux les connaitre que l’OFACI, l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire a décidé d’initier un séminaire de formation régionale du 03 au 05 avril au siège du CERAP (Centre de Recherche et d’Action pour la Paix). Selon Namizata Sangaré la Présidente de l’OFACI, tous les textes de loi au plan National et International qui protègent les femmes seront revisités dans une approche pédagogique pour permettre à chaque participante de pouvoir les vulgariser à son tour. Au compteur des textes de loi inscrits à l’ordre du  chronogramme de la formation figurent en pôle position les résolutions des Nations Unies, la CEDEF (Convention sur l’Elimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Egard de la Femme), les chartes africaines et leurs protocoles additionnels sans oublier les instruments nationaux comme la déclaration solennelle de la Côte d’Ivoire sur l’égalité des chances, l’équité et le genre. Au-delà des femmes, ce séminaire de formation régional intègre également dans son approche pédagogique les agents des forces de l’ordre. Cette présence des hommes en arme est indispensable dans la mesure où ils sont les premiers interlocuteurs des femmes en cas de violence basées sur le genre. Le présent séminaire de formation de 72 heures s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet de l’OFACI intitulé « Projet de formation de leaders féminins sur les mécanismes nationaux et internationaux pour une protection effective des droits de la femme en Côte d’Ivoire ». Le projet sera exécuté dans 82 localités sélectionnées dans les cinq grandes régions du pays.

Deux modules ont meublé le premier jour de formation. Une initiation aux notions de droits de l’homme, droits humanitaires et principes fondamentaux suivi d’une revue des instruments nationaux de protection des droits de la femme. Au terme des échanges, les femmes n’ont pas manqué de souligner leur satisfaction face aux efforts de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Africaine et des ONG dans leur politique de protection des droits de la femme. Pour Coulibaly Bintou de l’ONG Tabita d’Adiaké « il est impératif que les femmes sachent dans chaque recoin du pays qu’elles ont des droits et qui sont ceux qui doivent les protéger ». Elle estime avoir avancé dans sa compréhension des droits de la femme et pense déjà à un programme de vulgarisation de ses acquis auprès de ses sœurs dès son retour dans sa localité. Le son de cloche n’est pas différent pour Assoua Akissi Marie Florence de la section OFACI Akoupé. Elle soutient que son approche de formation inclura une pédagogie basée sur les langues locales. « Nombreuses sont nos sœurs qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école. Pour elles nous prévoyons des séances de sensibilisation dans les langues locales pour mieux les instruire sur la portée des textes de loi qui les protège » conclu-t-elle. Le séminaire de formation régional s’achève ce vendredi 05 avril avec une formation à l’endroit des forces de l’ordre.

SUY Kahofi