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La Côte d’Ivoire réitère son engagement contre l’exploitation des enfants

Euphrasie Yao met en garde les voleurs d’enfance

Euphrasie Yao met en garde les voleurs d’enfance

La Côte d’Ivoire continue de faire la une de l’actualité lorsque la question de la traite des enfants est évoquée. Conscient de cette mauvaise publicité, le Gouvernement ivoirien veut maintenir l’élan de la sensibilisation et de la répression.

Le 21 juin 2016, six enfants de nationalité togolaise dont l’âge varie entre 6 et 16 ans ont été intercepté au poste frontière de Noé (frontière ivoiro-ghanéenne). En compagnie de trafiquants, ces mineurs devaient rallier Abidjan pour servir de petites mains dans plusieurs secteurs d’activité. Des enfants victimes du trafic d’êtres humains mais qui heureusement ne finiront pas entre les mains de leurs « acheteurs ». Ils pourront bientôt regagner leurs familles et c’est la promesse faite par la Ministre de la Promotion de la femme, de la Famille et de la Protection de l’enfant. Euphrasie Yao a rendu visite aux enfants recueillis par le centre Padré Pio dans la commune de Bonoua. Elle était accompagnée par l’Ambassadrice de l’Union Africaine, SEM Mayuma Joséphine, des membres du cabinet de la Première Dame de Côte d’Ivoire et des émissaires du consulat du Togo. Lire la suite

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OFACI : le 8 mars pour aller plus loin dans la cause de la femme

DOSSO MAFELINA présidente par intérim de l'OFACI

DOSSO MAFELINA présidente par intérim de l’OFACI

Comme chaque année l’OFACI, l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire marque le 8 mars par des activités de sensibilisation mais aussi une traditionnelle déclaration pour une meilleure prise de conscience sur la cause de la femme ivoirienne.

Pour cette année 2014, l’OFACI reconnait certes qu’il y eu quelques avancées dans la lutte pour les droits de la femme mais beaucoup reste à faire pour lui garantir toute son honorabilité, sa dignité et le respect qui lui est dû dans l’univers professionnel et social. Selon la présidente de l’OFACI Dosso Mafélina, son organisation a décidé de s’approprier le thème national de cette célébration qui est « les femmes au travail pour les objectifs du millénaire (OMD) et l’émergence de la CI ». Ce thème fait référence au thème international  «  l’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ». Lire la suite

Le FAFCI pour vaincre la pauvreté chez les femmes Ivoiriennes

La Première Dame heureuse avec ses sœurs !

La Première Dame heureuse avec ses sœurs !

1 milliards de f CFA, voici la valeur de base du FAFCI, le Fond d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire. Ce fond naît de la volonté de la Première Dame de Côte d’Ivoire d’aider ses sœurs à vaincre la pauvreté par la promotion d’activités génératrices de revenus. Selon Madame Dominique Ouattara, l’idée de ce fond est sa contribution à la lutte contre les difficultés financières qui sont celles des femmes au quotidien. Au-delà, ce fond permettra de résoudre une véritable inégalité dans l’accès au crédit. En effet force est de constater qu’en Côte d’Ivoire contrairement aux hommes, les institutions financières prêtent difficilement aux femmes. Le FAFCI vient donc pour combler ce vide par un accès plus facile des femmes au crédit. Dans un premier temps, le fond permettra à six milles (6000) femmes de Côte d’Ivoire de bénéficier de prêts remboursables sur douze (12) mois. Le taux d’intérêt du prêt est le plus bas du marché : 1% ! En plus, les femmes bénéficieront d’un coaching sur les méthodes de gestion durant la période du crédit. Un autre avantage, c’est que les femmes n’auront pas besoin d’un aval ou de frais annexes pour avoir accès au crédit. Voici une bonne nouvelle pour celles qui hier étaient marginalisées.

La Première Dame a insisté sur un point important dans les opérations de prêts. « Si les femmes de Côte d’Ivoire empruntent et remboursent normalement leurs prêts, le nombre de bénéficiaires pourrait passer de 6000 à 8000 femmes lors de la deuxième année d’exercice du Fond » a-t-elle précisé. Cette promptitude dans le remboursement des prêts pourrait pousser le Président Alassane Ouattara à tenir sa promesse d’appuyer le FAFCI d’une enveloppe de 5 milliards de f CFA. La concrétisation de cette promesse serait un point positif pour le Chef de l’Etat qui ambitionne réduire d’ici 2015 le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire en dessous des 50% actuel. Aider les femmes à se prendre en charge c’est aider la cellule familiale à mieux vivre car selon les statistiques, le taux de pauvreté dans les ménages dirigés par les femmes est moins élevé que dans les ménages dirigés par les hommes ; soit un taux de 45,4% contre 49,6%. Pour revenir au FAFCI qui se veut un fond aux conditions d’accès souples, sa gestion est confiée à deux organes. Le Comité de Pilotage est présidé par la Première Dame Dominique Ouattara. Quant au Comité Technique il comprend les représentants du ministre de l’Economie et des Finances, celui de la Solidarité, de la Famille et de l’Enfant, le représentant de l’association des micro-finances et enfin celui de la Banque Atlantique de Côte d’Ivoire (BACI).

QUEEN Yelnamidjo A.

A 120 ans, la doyenne de la Côte d’Ivoire garde le regard vif

Yapi Ognonchi Marie Marthe

Officiellement, elle a 120 ans (selon ses papiers de baptême de l’Eglise catholique).  Mais officieusement, 130 ans, selon ses proches rencontrées le vendredi 16 septembre 2011 dans son village de Seguié, situé à environ 20 kilomètres d’Agboville (sud de la Côte d’Ivoire). Elle est mère de neuf enfants dont quatre sont en vie. Le plus âgé des enfants qui vit encore a 70 ans. Une de ses petites-filles a 59 ans. Elle a 70 arrières petits-enfants et 18 « arrières-arrières petits-enfants ». Yapi Ognonchi Marie Marthe, la plus que centenaire de Seguié est à elle seule une curiosité, une passion et une grâce de Dieu. Echanger avec elle, dès que nous avons eu l’information de son existence, à notre arrivée à Seguié, était devenue une sorte de drogue à laquelle nous voulions au plus vite goûter. Et nous n’avons pas eu tort ! Dès le seuil de la vieille demeure qui lui sert de maison, elle nous accueille aux alentours de 17 heures en nous sermonnant avec une autorité affectueuse sur notre retard.

Ce n’est pas du tout, une vieille grabataire que nous rencontrons mais, oh miracle du Seigneur une plus que centenaire qui tient encore sur ses frêles jambes qu’une canne aide à soutenir. Mieux Yapi Ognonchi, a toute ses facultés mentales. Elle nous rencontre l’histoire de son premier mariage qui n’a pas duré du fait des difficultés de santé de son premier amour et de son décès alors qu’elle a tenté le tout pour le tout. Ses déplacements  dans le village voisin de Boguié  puis à Adzopé pour sauver celui qui l’avait choisi en premier, certainement au début de l’année 1900. Elle se remariera à son décès et aura neuf enfants dont quatre hommes et cinq femmes. Le secret de sa longévité ? Elle croit que cela est dû à la grâce que Dieu lui a donné, à la protection de la Vierge Marie et à l’amour qu’elle s’est toujours efforcée de partager autour d’elle. “Dieu a toujours été auprès de moi. C’est lui qui me soutient. Je prie toujours la Vierge Marie. Elle entend mes prières. Je ne supporte pas voir les gens souffrir autour de moi. Déjà jeune fille, je partageais toujours le peu de nourriture que je pouvais avoir. Sur la route du champ, je préférais porter les bagages des grandes personnes plutôt que le mien. Que je revenais d’ailleurs chercher après. Peut-être que c’est pour tout cela que le Seigneur m’a béni’’, raconte-t-elle en riant mais avec beaucoup de sérieux tout de même. Pour elle, seul le respect des aînés et la foi en Dieu peut garantir une longévité semblable à la sienne. C’est aussi le principal conseil qu’elle donne aux jeunes. Même si elle envie ceux qui quittent  le monde maintenant.

« Je pense avoir suffisamment  vécu », lâche-t-elle l’air quelque peu amusé. D’ailleurs, il y a 10 ans, à sa demande, on a simulé l’organisation de ses funérailles dans son village de Seguié  pour célébrer ses 120 ans. En matière culinaire, Yapi Ognonchi Marie Marthe, dit ne pas avoir d’interdit. Elle mange tout ce qui est sain. Et affectionne surtout le foutou de banane mélangé au manioc.

La Côte d’Ivoire veut éradiquer les viols d’enfants

La direction de l'égalité et de la promotion du genre en conférence de presse

Les cas de violences sexuelles spécifiquement les viols ont évolué ces derniers temps en Côte d’Ivoire pour atteindre une forme pernicieuse qui consiste à violer les enfants et des bébés de moins d’un an ! Cette pratique a connu une expansion aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays et vu sa gravité elle nécessite d’être prise au sérieux. C’est donc pour mettre frein aux agissements de ces adultes à l’esprit plutôt tordu que la Direction de l’Egalité et de la Promotion du Genre du ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance a décidé d’entrer en action pour déclarer la fin de l’impunité autour de cette forme d’agression sexuelle fait aux enfants en bas-âge.

Il est important de noter que les cas de violences faites aux femmes et aux enfants spécifiquement les viols font l’objet de sensibilisations actives et massives en Côte d’Ivoire de la part du gouvernement et des organisations de la société civile avec l’appui des partenaires au développement dans l’optique que la société Ivoirienne puisse vivre mieux. Pourtant de nombreuses personnes semblent ne pas être disposé à entendre les messages de sensibilisation et poussent la bêtise un peu trop loin à l’image de ce jeune homme de 32 qui s’est rendu coupable du viol d’un enfant de deux ans et demi ou de ce vieillard de 62 qui a trouvé utile de s’acharner sur un bébé de six mois ! Ces viols sont-ils mystique comme certains le prétendent ? Difficile de trouver une explication rationnelle à ces actes ! Le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance sonne la fin de récréation en annonçant que les auteurs de tels actes subiront en particulier la rigueur de la loi une fois devant les tribunaux.

Par ailleurs le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance invite les parents à refuser tout arrangement à l’amiable avec les violeurs, à saisir la Police, la gendarmerie ou le Tribunal pour tout cas de viol sur les enfants sans oublié de se rendre dans les Centres de Santé pour que la prise en charge des enfants soient effective. Le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance appelle à la vigilance des différents acteurs : magistrats, officiers de la police et de la gendarmerie, les travailleurs sociaux, défenseurs des droits de l’homme, associations de la société civile ainsi que toutes les forces vives de la nation à prendre leurs responsabilités et ne pas banaliser les réponses à apporter à cette situation de retour en force des viols faits aux enfants.

SUY Kahofi 

Comment l’amener à reconnaître son enfant ? (1)

Un enfant a droit à une famille qui lui assure protection et amour

Dans les sociétés traditionnelles africaines, l’enfant est considéré comme une bénédiction malheureusement il arrive que son arrivée soit source de tension entre le père et la mère. Généralement l’homme qui doute de la fidélité de la femme peut être tenté de ne pas reconnaître l’enfant. Dans ce cas la femme dispose de deux recours pour amener le père à reconnaître le fruit de ses œuvres. Le premier recours est la reconnaissance volontaire de cet enfant et le deuxième recours est la reconnaissance obligatoire. Aujourd’hui nous allons développer le premier recours qui est la reconnaissance volontaire de l’enfant. Cette reconnaissance volontaire de l’enfant se fait soit par la voie administrative, soit par la voie judiciaire.

La voie Administrative

Cette voie consiste à faire la déclaration de naissance à l’officier de l’Etat Civil du lieu de naissance de l’enfant. Il s’agit des Mairies, des sous-préfectures, du consulat, des services des Ministères des Affaires Etrangères, des Ambassades ou de tout autre lieu. Un acte de naissance est alors délivré aux parents de l’enfant qui contient toutes les informations prévues par l’article 42 de la loi n° 64-374 du 07 octobre 1964, modifié par la loi n° 83-799 du 02 août 1983, à savoir entre autre, année, mois, jour, heure de naissance, sexe de l’enfant, prénoms et nom. La loi ne fait aucune distinction enfants, ivoiriens et non ivoiriens. Tous les enfants nés en Côte d’Ivoire doivent être déclarés à l’officier de l’état civil du lieu de leur naissance.

La voie Judiciaire

L’enfant dont la déclaration de naissance n’est pas intervenue dans un délai de trois mois à dater du jour où il a eu la vie peut se faire établir un jugement supplétif d’acte de naissance. L’action est introduite par voie de requête (lettre adressée au juge) par le concerné lui-même s’il est devenu majeur ou par l’un de ses parents s’il est mineur ou par son tuteur en cas de décès ou absence des parents. Le juge rend une décision favorable au vu de certaines pièces notamment le carnet de naissance, le certificat de naissance, les pièces des parents et après avoir entendu les parents et d’éventuel témoins. La décision est par la suite retranscrite sur les registres du centre d’Etat Civil du lieu de naissance et une copie de l’acte de naissance est délivrée aux intéressés. L’acte en reconnaissance volontaire d’enfant est la possibilité offerte par le père qui n’a pas reconnu son enfant dès sa naissance. La filiation dans cette hypothèse est établie à l’égard de la mère seule et l’enfant porte son nom. Le père va saisir le juge du lieu de naissance de l’enfant en vue de le reconnaître et faire établir la filiation à son égard. Cette action ne peut aboutir que lorsque la mère y consent.

SUY Kahofi