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Séguéla : Les droits de la femme et de la jeune fille revisités par l’ONUCI au cours d’une journée de sensibilisation

Les droits de la femme et de la jeune fille revisités par l’ONUCI

Les droits de la femme et de la jeune fille revisités par l’ONUCI

Le Bureau des Droits de l’Homme de l’ONUCI-Daloa, en collaboration avec celles de l’information publique et de la Protection de l’Enfance, a tenu le 5 juillet 2012 à Séguéla, une journée de sensibilisation sur les droits de la femme. Cette opération a été marquée par une conférence qui a eu pour thème : « les droits de la femme et de la jeune fille en milieu rural et les voies de recours ». Elle a été animée par le procureur de la République près le tribunal de Séguéla, Maurice Kouadio. L’activité s’est tenue en présence des représentants de la société civile et des associations des femmes du Worodougou.

Dans sa communication, le conférencier a estimé qu’il n’y a pas de droits spécifiques pour les femmes rurales, mais il a reconnu que les femmes rurales semblent être une catégorie vulnérable parmi les femmes. Cette situation s’explique selon lui par la persistance de l’analphabétisme et des pesanteurs culturelles, qui débouchent très souvent sur l’atteinte à l’intégrité physique et morale de la femme en milieu rural. Le magistrat du parquet a également soutenu que  les cas de violences physiques constituent les plus fréquents. « Cela se matérialise par l’homicide volontaire qui se traduit sous plusieurs formes : le meurtre, l’assassinat l’empoisonnement », a indiqué l’orateur avant de révéler à l’assistance les voies de recours à la justice. M. Kouadio a demandé par conséquent à l’Etat de promouvoir les droits de la femme et de la jeune fille rurale, prisonnière et victime de pratiques néfastes. Jean-Pierre Mbayanhaga de la Section Protection de l’Enfance a, pour sa part, fait un bref exposé sur « Les droits de l’enfant et les voies de recours ». Il a indiqué que les cas de violation des droits sont récurrents chez les enfants très souvent exposés à plusieurs fléaux, parmi lesquels les mutilations génitales féminines (FGM) et le manque d’accès aux soins médicaux et à l’assistance humanitaire. M. Mbayanhaga a exhorté à plus d’attention sur les droits des enfants. Au terme de la rencontre, la porte-parole des femmes du Worodougou, Sékongo Topka a souhaité que ce genre de rencontre soit organisé régulièrement  pour permettre aux femmes de connaitre leurs droits et de mieux s’organiser pour lutter contre les violences auxquelles elles sont quotidiennement exposées. Deruoth Touré, directeur de la promotion humaine du Conseil général de Séguéla a salué l’action de l’ONUCI qui selon lui aide à sensibiliser l’opinion publique sur le rôle croissant de la femme dans la société et à favoriser son intégration économique et sociale.