Les mariages précoces et forcés persistent

Les filles toujours exposées au mariage précoce

La Côte d’Ivoire, à l’instar des autres pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU), commémore ce 11 octobre 2017, la journée internationale de la jeune fille. Au plan international, elle est placée sous le signe : « Autonomisation des filles : avant, pendant et après une crise ».

La journée internationale de la jeune fille est consacrée à la promotion de la lutte contre les discriminations et les violences subies par des milliers de jeunes filles. En Côte d’Ivoire, les violences faites aux jeunes filles persistent sous plusieurs formes. Ces violences ont pour noms excision, viol ou encore les mariages précoces et forcés. En ce qui concerne cette dernière forme de violence, force est de constater que dans le Nord-Est de la Côte d’ivoire précisément dans la ville de Bondoukou, certaines familles retirent encore leurs filles de l’école pour les donner en mariage de façon précoce.

De façon précise, il s’agit de trois adolescentes âgées de 14 à16 ans et en classe de 4e inscrite au lycée moderne de Bondoukou et habitant le quartier derrière le camp militaire qui seront données en mariage ce jeudi 12 octobre 2017. « L’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire (OFACI) dit STOP au mariage précoce et forcé et invite les autorités administratives, politiques et religieuses à user de tous les moyens pour arrêter ce énième mariage précoce dans la localité » souligne l’OSC de défense des droits des femmes qui a eu vent de ces unions qui ne respectent en rien le droit ivoirien.

La lutte contre les violences faites aux filles reste un impératif aussi bien en Côte d’Ivoire que partout dans le monde. En effet, chaque année, plus de 15 millions de filles sont mariées de force à travers le monde. Et les causes de ce fléau sont divers. Dans plusieurs régions de la Côte d’Ivoire, les familles ayant des revenus très limités – pauvres – les filles sont considérées comme des fardeaux qui coûtent davantage que ce qu’elles rapportent. Une image qui réduit la fille à une charge et qui la place dans une position de précarité accrue. Elle n’aura donc pas accès à une éducation de qualité et même à des soins de santé.

Réduite à des tâches ménagères, le mariage d’une fille permet aux parents d’être déchargées, d’avoir une bouche en moins à nourrir et même souvent rembourser une dette ! La place de la jeune fille est à l’école et non dans un foyer avant l’heure. Organisations de la société civile, acteurs des médias, décideurs et professionnels du droit doivent mutualiser leurs efforts pour sensibiliser les populations et mieux réprimer quand le besoin se fait sentir.

SUY Kahofi

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À propos de Rédacteurs nousfemmes

Nousfemmes est un blog crée par SUY Kahofi, correspondant de presse et blogueur ivoirien. L'équipe de rédaction s'étoffe avec l'arrivée du journaliste d'Anderson Diédri, journaliste d'investigation.

Publié le octobre 11, 2017, dans DROIT DE FEMME. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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