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Les femmes au cœur de la journée internationale des coopératives

Les femmes rurales réunis au sein des coopératives jouent un rôle important dans les systèmes de production

Les femmes rurales réunis au sein des coopératives jouent un rôle important dans les systèmes de production

Ce samedi 05 juillet 2014 le monde entier a commémoré la Journée internationale des coopératives. Une festivité placée sous le thème « les entreprises coopératives : parvenir à un développement durable pour tous« . En 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé, dans sa résolution 47/90  du 16 décembre, que la Journée internationale des coopératives serait célébrée chaque année le premier samedi du mois de juillet. Le souci de la communauté est l’une des valeurs fondatrices du mouvement coopératif et, pour cette raison, la nécessité de préserver durablement les conditions de vie des communautés fait partie intégrante des opérations et de la vision de toutes les coopératives. Lire la suite

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Les femmes veulent un concubinage limité à 5 ans !

Les femmes pourraient-elles solliciter de nouveau l’institution dirigée par le Président Guillaume Soro ?

Les femmes pourraient-elles solliciter de nouveau l’institution dirigée par le Président Guillaume Soro ?

Au moment où la Côte d’Ivoire se remet petit à petit de la modification de l’article 58 relatif au statut de l’homme et de la femme dans le couple, le débat sur un autre projet féministe refait surface. Il s’agit d’une revendication des Organisations Non Gouvernementales féminines qui veulent voir la durée du concubinage réduite à 5 ans !

Pour ces organisations, il est impératif dans une relation de couple que la femme puisse avoir un statut légal. La vie à deux qui s’éternise avec un nombre incalculable d’enfant nés hors mariage doit cesser.

« Imaginez-vous des couples où l’homme et la femme vivent pendant 10, 15 voire 20 ans sans que jamais l’homme n’ait le courage d’épouser la femme ? Cette dernière n’a aucune assurance dans cette relation et le comble au cas où l’homme venait à décéder, ses parents peuvent venir et dépouiller la femme de tous les biens qu’ils ont eu durant ces années de vie commune », explique Namizata Sangaré, Présidente de l’OFACI (Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire).

Pour éviter que la femme ne soit lésée dans la relation de couple, l’OFACI estime qu’il serait juste de penser à une limitation de la durée du concubinage.

« Nous estimons que la norme pourrait être fixée à 5 ans. Au-delà de ces 5 années, l’homme aura obligation d’épouser la femme », soutient Namizata Sangaré.

Cette requête pour certains hommes est réaliste. « Après 5 ans de vie commune et peut-être un ou deux enfants, dites moi qui aura envie d’une telle femme si l’homme décide de ne pas l’épouser ? », s’interroge Mr Kouassi Hubert, agent municipal. « J’estime que si vous aimez vraiment une femme après un an maximum de vie commune vous pouvez l’épouser. Il ne faut pas la garder, la faner et lui dire demain qu’elle aille se faire voir ailleurs ! Cela n’est pas correcte », soutient Tra Bi, un instituteur.

Le concubinage en perte de vitesse ?

Parlant du concubinage lui-même qui était une pratique très prisée, il semble ne plus avoir d’adeptes aujourd’hui puisse que les Ivoiriens et les Ivoiriennes se marient de plus en plus jeune.

« Dans nos sociétés traditionnelles, le concubinage était une période « d’essai » où l’homme et la femme devaient apprendre à se connaître. Cette période précédait généralement la dot qui officialisait la relation entre un homme et une femme. De nos jours, avec l’influence de l’Eglise, cette pratique est de plus en plus condamnée », explique Mme Abo Florence, une mère de famille.

Cette période d’essai où l’on « étudie son conjoint » est jugée sans intérêt pour de nombreux Ivoiriens.

« Peut-on finir d’étudier ou de connaître un homme ? », s’interroge M. Ehui. « Je pense que le concubinage ne se justifie pas : il contribue à accroître l’esprit du libertinage autour du mariage », conclut notre interlocuteur. Sanogo Abou, un commerçant n’est pas de cet avis.

« On a coutume de dire que l’homme se marie quand il peut, c’est-à-dire quand il a les moyens. La femme se marie quand elle veut et c’est vrai ! Si le concubinage dure c’est surtout une question de moyens. Les femmes sont de fidèles abonnées des mariages grandioses et je vous assure que rares sont celles qui accepteront un mariage à quatre. Au-delà, si le jeune homme n’a pas les moyens, comment il s’occupe de sa femme ? », s’interroge Abou.

Koua Ange, une jeune étudiante trouve absurde l’argument des moyens financiers et elle ne passe pas par quatre chemins pour le balayer du revers de la main.

« Quand vous vivez en concubinage, est-ce que c’est avec du gravier que vous utilisez pour nourrir votre concubine ? », demande indignée la jeune femme.

«On n’a pas besoin de millions pour vivre avec une femme. J’en connais qui touche 300.000 par mois et qui disent ne pas avoir les moyens d’une vie à deux. Pourtant certains avec 100.000 ou même moins fondent des foyers. Alors que les hommes arrêtent de nous faire entendre ce vieux disque, il est connu ! »

Le concubinage à 5 ans : un projet réaliste ?

Si à l’unanimité ou presque, le concubinage est décrié comme une pratique qui ne fait pas honneur à un couple, les avis sont plutôt partagés sur la nécessité d’en limiter la durée à 5 ans. Certains Ivoiriens trouvent cette loi réaliste et utile si elle était adoptée. D’autres estiment que le mariage qui est une union libre et basé sur l’amour serait revêtu d’un caractère contraignant.

« Je trouve que 5 ans c’est trop long ! Il faut revoir la durée à la baisse : deux ans maximum et la loi vous fait obligation d’épouser celle avec qui vous vivez ! », soutient Claudine N’guessan.

Bien que M. Karamoko estime que le projet est réaliste, il pense qu’il serait difficile de « prendre » les hommes à ce jeu ! « Les hommes sont ce qu’ils sont et ils ne sont pas prêts de changer. Ils peuvent contourner cette loi, vivre avec une femme quatre ans et la cinquième inventer une histoire et la mettre à la rue », fait remarquer notre interlocuteur.

Mlle Koné, une étudiante estime qu’elle n’est pas contre un tel projet de loi mais s’interroge sur la valeur qu’ aura une telle relation.

« Le mariage est un engagement libre entre deux parties. Limiter le concubinage signifie forcer la main aux hommes et donc tronquer l’esprit de la liberté et de l’amour dans le mariage. J’estime qu’on ne doit pas obliger quelqu’un à aller devant le maire mais plutôt laisser le soin aux membres du couple de choisir le type de leur union ».

Peut-on légiférer sur le concubinage ?

Madame Konan Marie Laure est juriste, elle estime que légiférer autour du concubinage ferait de l’ombre à une autre loi qui fonde la vie à deux au regard du droit positif. Il s’agit de la loi relative au mariage !

« Il faut d’abord comprendre que le concubinage n’est pas un contrat mais un fait de société. C’est lorsqu’une relation est contractuelle que les parties décident de la durée de ce contrat : elle est à durée déterminée ou indéterminée », soutient  Madame Konan.

« A mon avis une loi sur le concubinage pour donner un effet juridique à cette forme d’union n’a pas lieu d’exister puisque nous avons déjà la loi sur le mariage. Ce que la société souhaite c’est que la relation entre deux personnes de sexe différent qui vivent ensemble soit officialisée par le canal du mariage. La loi sur le mariage existe et je pense qu’au lieu d’espérer une nouvelle législation sur le concubinage il faut plutôt penser à faire la promotion de la loi sur le mariage pour amener plus de couples à régulariser leur situation », conclut Madame Konan.

Ce que les femmes considèrent donc comme un combat pour plus de droit pourrait avoir plus d’inconvénients que d’avantages. Une loi sur le concubinage pourrait conforter l’informel et le libertinage dans les unions mais tous ne sont pas de cet avis !

SUY Kahofi

Que fait ta mère ?

Conférences allaitement en ligne. Enfants autour du monde nous parlent de leurs mères merveilleuses ! En l’honneur de toutes les femmes qui soutiennent les mères qui allaitent à travers le monde.

Elles portent des grossesses et sont toujours….dans les maquis !

"Les femmes doivent éviter de prendre de l’alcool quand elles attendent un bébé"

Phénomène de mode ou symbole de l’inconscience de certaines futures mamans ? Difficile de répondre à cette question tellement les jeunes filles qui sont enceintes et qui fréquentent les débits de boisson ont les arguments pour vous convaincre. Au cours de nos excursions dans les coins chauds de la capitale Ivoirienne il nous a été donné de constater que de nombreuses jeunes filles continuent de faire la fête dans les maquis, de boire et même de fumer avec un bébé dans le ventre ! « Moi personnellement je viens au maquis mais quand je suis enceinte je ne fume plus et je consomme plus d’alcool » affirme Solange, déjà maman d’un petit garçon. « Ce n’est pas parce que vous êtes enceinte que vous ne devez pas sortir ou vous amuser. Je trouve qu’il n’y a pas de honte à montrer son ventre car attendre un enfant n’est pas un délit je pense » ajoute la jeune dame. Chantal K. va plus loin dans la fréquentation des maquis malgré la grossesse qu’elle porte. « Je suis à ma troisième grossesse et je consomme toujours ma ‘’gigi’’ sans problème à chaque fois et je n’ai jamais eu de problème. Je ne sais pas si mes enfants sont habitués mais ils supportent (rires). Je trouve aussi chic d’être avec son mari au maquis ça lui permet de ne pas avoir envie de regarder ailleurs car la grossesse repousse certains hommes ! ».

Solides arguments pour justifier la présence des femmes enceintes dans les maquis ? Pas si sûr car même des femmes fustigent ce genre d’habitude. Explication avec Comoé Bénédicte. « Le maquis n’est pas un lieu ou il faut aller avec un enfant même quand il est encore dans votre ventre ! Je dirais que c’est dangereux car c’est un mineur (rires). Sérieusement je crois que nos sœurs doivent arrêter de se justifier et trouver des arguments pour boire et fumer quand elles attendent un bébé. Vous passez votre temps dans les maquis et vous vous plaignez que vos enfants deviennent des alcooliques ? » Pour le révérend Boni l’interaction entre la mère et le fœtus joue un rôle très import dans ce que deviendra un enfant demain. « La maman commence son rôle d’éducatrice une fois qu’elle est enceinte. Le milieu qu’elle fréquente, les personnes autour d’elle, les images de son quotidien, les propos qu’elle tient et même son alimentation agissent sur l’enfant. Alors que voulez-vous que votre enfant devienne quand vous restez assis dans un maquis ? » Le révérend Boni va plus loin en soulignant que les maquis, les bars et les autres débits de boisson sont aussi un monde métaphysique où des esprits rôdent ! Ceux-ci peuvent posséder la mère et agir sur l’enfant par la suite. « N’avez-vous jamais entendu des personnes rendre témoignage en disant qu’ils ont reçu un esprit mauvais depuis le ventre de leur mère ? Femmes faites attention car votre corps et votre esprit quand Dieu vous fait grâce de donner la vie ».

Dans une réalité plus scientifique et médicale, alcool, tabac et grossesse ne font pas bon ménage et c’est Docteur Popo Solange qui le démontre. « Le tabac et l’alcool sont pour les pays en voie de développement la première cause de mortalité. De nombreuses maladies telles que les cancers sont liés à la consommation de l’alcool et chez les femmes enceintes le risque est encore plus élevé. Elle peut perdre le bébé, ce dernier peut naître malformé ou malade et même mourir ! » Elle demande aux femmes de s’armer de courage et d’éviter de prendre de l’alcool quand elles attendent un bébé.

Suy Kahofi

Abidjan : Tout le monde veut être claire !

De nombreux produits demeurent dangereux pour votre santé !

Faut-il avoir la peau claire pour séduire ? Faut-il avoir la peau claire pour être belle ? Ou beau, d’ailleurs ? Nombreux sont les Abidjanaises et les Abidjanais qui répondent : oui ! Alors, pour séduire, à défaut d’être naturellement « clair », reste à s’éclaircir la peau.

Dans la capitale Ivoirienne, les habitués du rayon cosmétique savent où se rendre pour trouver de quoi entretenir leurs teints. Préoccupation ici très à la mode et en passe d’amorcer une vraie révolution. Il faut dire que si l’on ne parlait jusqu’ici que des femmes, les hommes ne sont plus en reste. Eux aussi ont cédé au doux chant des pommades, crèmes et autres produits éclaircissants. Une situation qui fait le bonheur et « les affaires » des commerçants.

Plaire à qui ?

Quel que soit le motif évoqué, le phénomène de la dépigmentation est bien réel à Abidjan. Si bien que des expressions sont nées pour le désigner : Tchatcho, teint Façonnable, salamandre, cirage…Comment en sommes-nous arrivés là ? Chaque Abidjanais, partisan ou réfractaire, a sa réponse. Pour le plus grand nombre, le phénomène de la dépigmentation c’est d’abord une affaire d’hommes. Entendez : « Si nous nous rendons belles, c’est surtout pour plaire au hommes ». Autre explication et non des moindres. « Au-delà du fait de plaire aux hommes, certaines femmes africaines nourrissent de véritables complexes face à la peau blanche. Le refus de s’accepter est toujours à la base d’une envie de changer« , soutient Sita, étudiante en sociologie. A cela, s’ajoute une folle envie de ressembler aux stars du cinéma et du petit écran. Enfin, il y a celles qui se dépigmentent pour leur propre plaisir. « On évolue dans la vie et dans le style aussi ! C’est une question de liberté et de choix« , affirme Assetou avant de conclure : « On ne change pas pour forcément plaire aux hommes mais avant tout pour son propre plaisir« .

No limits

 « Je pense bien que c’est surtout pour plaire aux hommes qu’un nombre important de femmes recourt à tous ces produits éclaircissants. Les hommes fondent littéralement quand ils voient les femmes claires. Cela contribue à complexer celles qui sont noires« , nous dit Géraldine. Assertion que confirme d’ailleurs certains hommes : « Je préfère les femmes claires mais celles qui le sont naturellement. Ça fait chic, ça fait classe« , souligne Marcel, informaticien. La chose étant entendue, si les hommes les préfèrent claires, claires elles seront. Dans cette quête, les produits éclaircissants sont leurs premières armes. Pour atteindre la bonne teinte, à la nuance près, elles ont recours à toutes les astuces. Dans cette affaire, le mot limite n’existe plus.

Ecoutons les expertes. Pour la composition des crèmes éclaircissantes, miser sur les produits ayant un fort taux d’hydroquinone. Un composant chimique dont l’action très corrosive sur la peau garantit un résultat rapide. Variante médicalisée : utiliser à forte dose les crèmes médicales habituellement prescrites pour les problèmes cutanés. Enfin, et pour celles qui ont les moyens, elles peuvent encore se faire faire des injections au sein des grandes cliniques de la Capitale. Voilà comment éviter la contrainte d’avoir à appliquer  une crème tous les jours. Tout y passe, tout est bon à prendre…ou presque.

Les beaux dégâts

D’avis d’experts, médicaux cette fois, les conséquences de la dépigmentation ont également le vent en poupe dans les hôpitaux. Brûlures graves, problèmes cutanés sévères, infections sous cutanées, odeur insupportable et pour ce qui est de la quête originelle, un teint difficile à situer : genoux et coudes noirs, menton plus rouge que clair… « C’est vrai que certaines femmes refusent d’admettre qu’elles ont recours à des produits éclaircissants mais quand elles sont devant nous chacune l’assume !« , souligne Docteur Kplé Thierry.

La dépigmentation n’est pas un phénomène nouveau : il s’est tout simplement amplifié. « Dans les années 70, les femmes ont commencé à se dépigmenter. Au départ c’étaient les cheveux qu’on lissait comme les blanches et après on est venu à la peau », précise Mme Béatrice N’cho. Face à ce retour en force ‘’des femmes claires’’, certains hommes ont décidé de retourner aux sources.  » Il y a tellement de teints clairs que je préfère chercher les noires : c’est plus authentique », confie Réné, enseignant. Certains Ivoiriens trouvent même qu’il est grand temps que la publicité pour les produits éclaircissants soit prohibée.

SUY Kahofi