Archives du blog

Côte d’Ivoire/8 mars : l’émergence avec les femmes

Doumbia Fanta présidente exécutive de l’OFACI

Doumbia Fanta présidente exécutive de l’OFACI

La Côte-d’Ivoire, en symbiose avec de nombreux autres pays du Monde entier a célébré ce 08 mars la Journée Internationale de la Femme autour du thème International : « Autonomisation des femmes – Autonomisation de l’humanité : Imaginez ! ».

La Côte d’Ivoire a accentué cette célébration sous le signe de la capitalisation des acquis du genre. Le pays s’est inspiré du thème retenu sur le plan international pour définir son thème national. « Beijing+ 20 : bilan, défis et perspectives pour une Côte d’Ivoire émergente », en référence au thème de la 59ème session de la Commission de la condition de la femme à l’ONU  «  Evaluation de la réalisation de la plateforme d’action de Pékin, 20 ans après ». Les femmes ivoiriennes ont bénéficié d’un engagement personnel du président ivoirien dans la promotion d’initiatives pour leur autonomisation. Au-delà des programmes de financement des activités génératrices de revenus et de don aux femmes les plus démunies dont les veuves, plusieurs autres actions en été posées. Doumbia Fanta présidente exécutive de l’OFACI, l’organisation des femmes actives de Côte d’Ivoire relève entre autre la mise en place du Compendium des compétences féminines et le CNF, le Conseil National de la Femme. Lire la suite

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Le CNSPA, gardien de la promotion de la parité

Les femmes se mobilisent pour le combat de la parité

Avec 25 femmes sur 225 députés à l’Assemblée Nationale, 11 sur 180 maires, une seule femme sur les 30 conseillers régionaux, il est clair que la Côte d’Ivoire est un pays où la notion de parité est bien loin d’être une réalité. Ces chiffres énumérés plus haut sont bien loin du quota des 30% requis par les protocoles internationaux sur le genre. Le tableau de la promotion de la femme ivoirienne est encore sombre et il faut agir pour faire bouger les lignes. Et dans ce combat pour la parité homme-femme en Côte d’Ivoire, il faut désormais compter sur l’ONG CNSPA, le Conseil national du suivi de la parité. Cette ONG qui vient de voir le jour sur les bords de la lagune Ebrié veut promouvoir la parité à tous les niveaux. Lire la suite

OFACI : le 8 mars pour aller plus loin dans la cause de la femme

DOSSO MAFELINA présidente par intérim de l'OFACI

DOSSO MAFELINA présidente par intérim de l’OFACI

Comme chaque année l’OFACI, l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire marque le 8 mars par des activités de sensibilisation mais aussi une traditionnelle déclaration pour une meilleure prise de conscience sur la cause de la femme ivoirienne.

Pour cette année 2014, l’OFACI reconnait certes qu’il y eu quelques avancées dans la lutte pour les droits de la femme mais beaucoup reste à faire pour lui garantir toute son honorabilité, sa dignité et le respect qui lui est dû dans l’univers professionnel et social. Selon la présidente de l’OFACI Dosso Mafélina, son organisation a décidé de s’approprier le thème national de cette célébration qui est « les femmes au travail pour les objectifs du millénaire (OMD) et l’émergence de la CI ». Ce thème fait référence au thème international  «  l’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ». Lire la suite

Lutte contre la pauvreté : l’OFACI accompagne 8 coopératives

Remise symbolique de matériel par l'Ambassade de France

Remise symbolique de matériel par l’Ambassade de France

L’OFACI, l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire continue sa politique d’émancipation de la femme à travers son autonomisation. C’est dans cet ordre d’idée que l’organisation de promotion des droits de la femme a décidé de lancer un projet d’appui à 8 coopératives issues des zones CNO (Centre, Nord et Ouest). Le projet baptisé « appui à la dynamisation de 8 coopératives féminines des régions centre, nord et ouest de la Côte d’Ivoire » a été officiellement présenté aux femmes, aux hommes de médias, aux bailleurs et agences d’appui technique ce 26 avril 2013. Le siège de l’ONG Transparency Justice (Abidjan-Cocody) a servi de cadre à cette cérémonie.

Sur le bien fondé du projet, Mme Sangaré Namizata, présidente de l’OFACI a affirmé que « le premier cas de violation des droits de la femme est la pauvreté ». Vaincre donc ce fléau c’est garantir les autres droits de la femme et l’amener à être un atout incontournable pour la société dans lequel elle vie. Cette raison motive le choix de 8 coopératives féminines qui regroupent des centaines de femmes et qui ont été durement éprouvées par la récente crise socio-politique que le pays a connu. Les coopératives bénéficiaires sont la COOPAGED et UNITE de Duékoué, CODOMAN de Man, TRA N’GLIN EYONIAN de M’bahiakro, YEDJIYOMOTININ de Korhogo, SIGUI TE MOGOSSON de Tingrela, BOUCAMI de Bocanda et BENGUEMA de Kani. Ces coopératives agricoles ont reçu des outils et des intrants pour accroître leur production. Ce geste d’une haute portée sociale a été rendu possible grâce au soutien de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire via son service de coopération. Selon Laurent Souquière, 1er conseiller de l’Ambassade de France, la représentation diplomatique a accepté de soutenir le projet à cause du sérieux de l’OFACI et surtout à cause de la portée et de l’impact du projet pour les populations à la base. Il a souligné que la lutte contre la pauvreté s’inscrivait au cœur des nouvelles orientations de la coopération Franco-Ivoirienne.

L’exécution à proprement dit du projet bénéficiera de l’accompagnement de l’ANADER (Agence Nationale d’Appui au Développement Rural). Son directeur général Dr Cissé Sidiki est venu témoigner aux femmes tout son soutien et la disponibilité de ses équipes pour le suivi des activités sur les sites agricoles retenus par le projet. Ce suivi agricole et l’accompagnement des 8 coopératives se feront grâce à un programme qui s’articule autour de 3 axes.

« Le premier axe est le renforcement des capacités des organisations paysannes par des formations à l’esprit coopératif, la commercialisation des produits, la recherche de financement et les procédures de gestion coopératif. Le deuxième axe est l’appui technique aux femmes grâce à un apport d’intrant et de matériel. Enfin le troisième axe est l’aide pour la reconnaissance officiel des coopératives et tant qu’organisations légales » Nous explique Hortence Karaboily, chargé des programmes à OFACI.

Mme Biaga Dégnan Cécile Antoinette au nom des bénéficiaires a remercié l’Ambassade de France en tant que principal bailleur du projet, l’OFACI pour l’initiative qui vise à promouvoir l’émancipation des femmes et l’ANADER pour son soutien technique. Elle a souligné que les coopératives feront un bon usage du matériel qu’elles ont reçu.

SUY Kahofi

Campagne nationale d’activisme contre les violences faites aux femmes

Les femmes veulent vivre en paix et sans violence

La localité de Divo dans l’ouest de la Côte d’Ivoire a abrité ce samedi 11 décembre 2011, la cérémonie de clôture de la 21e édition de la campagne nationale d’activisme contre les violences faites aux femmes débutée le 25 novembre à Bingerville dans la banlieue d’Abidjan. Intervenant à cette occasion, la porte-parole des femmes de Divo, Bêh Bertine, tout en condamnant les violences et maltraitances dont sont victimes les femmes, a plaidé pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire où les droits de la femme sont respectés et où la gente féminine vit plus librement sans aucune pesanteur sociale. « Les femmes de Divo sous le poids de la tradition sont aujourd’hui victimes de spoliation de l’héritage lorsque leurs époux viennent à décéder » a souligné Bêh Bertine la porte-parole des femmes de Divo. Cet exemple souligné par Bertine est partagé par de nombreuses femmes à travers le pays. La spoliation de l’héritage est aussi à la base de violence faite aux femmes. Celles qui s’entêtent à revendiquer leurs biens doivent faire face aux pressions psychologiques et physiques de la belle-famille.  Bêh Bertine a encouragé le gouvernement dans sa croisade contre tous les actes de violence perpétrés contre les femmes car, a-t-elle dit, « les femmes de Côte d’Ivoire veulent vivre et s’épanouir en paix ».

La ministre de la Famille, de la femme et de l’enfant, Dr Coffie Goudou Raymonde, qui présidait cette cérémonie, a, pour sa part, réaffirmé sa ferme volonté à combattre les violences perpétrées contre les femmes qu’elle juge inacceptables. Elle a même profité de son séjour pour rendre visite à une femme hospitalisée après avoir été bastonné par son beau frère ! La ministre de la Famille a lancé un appel solennel aux femmes et aux hommes pour une cohabitation pacifique et sans violence, ainsi qu’au respect mutuel de leurs droits. « Mesdames je vous invite a éviter certains comportement qui loin de garantir l’harmonie du couple vous exposent aux violences. A bannir de vos propos les ‘’va là bas’’, ‘’laisse moi’’, ‘’quitte là’’ ! » a martelé dans un brin d’humour la Ministre. Dr Coffie Goudou Raymonde a invité les autorités administratives et politiques de Divo ainsi que les chefs coutumiers et les guides religieux à s’impliquer activement dans cette lutte pour le respect de la dignité et des droits de la femme.

SUY Kahofi

Paix et démocratie : faites-vous entendre !

SANGARE Namizata Présidente Nationale de l’OFACI

Déclaration de l’organisation des femmes actives de cote d’ivoire (OFACI) à l’occasion de la journée Internationale de la paix

Le 21 septembre 2011, marque la trentième célébration de la Journée Internationale de la paix. En effet, cette journée a été inspirée de la journée mondiale de la Paix, instituée en 1979 par l’Eglise Catholique  à l’initiative du Pape Jean-Paul II. En 2001, l’ONU, dans le souci de réussir sa vocation telle que définie dans le préambule de la Charte des Nations Unies, à savoir, prévenir les conflits internationaux, les régler et contribuer à établir une culture de la paix dans le monde, a consacré à travers sa résolution 55/282,  la journée internationale de la paix célébrée le 21 septembre de chaque année. Cette journée fut instaurée en réponse aux nombreux conflits observés à travers le monde en vue de garantir aux peuples la paix et le développement. La journée internationale de la paix doit être perçue comme une journée annuelle de non violence et de cessez le feu en vue de promouvoir les idéaux de paix au sein des nations et des peuples, ainsi que dans leurs relations. Pour l’édition 2011, le thème international choisi est : « Paix et démocratie: faites-vous entendre ! ». Ce thème invite les Etats à promouvoir la paix et la démocratie qui sont deux notions indissociables et indispensables au développement de tout peuple.

Lorsque la démocratie, expression de la souveraineté  du peuple, est mise en mal dans un Etat, cela conduit inéluctablement à des tensions. C’est pourquoi, les gouvernants doivent veiller au respect strict des principes démocratiques dans le but de garantir à leurs peuples, la paix. Pour nous Ivoiriens, la journée internationale de la paix, revêt un sens particulier. C’est pourquoi, au moment où, notre cher pays sort d’une crise sans précédent qui a laissé de nombreuses séquelles ; au moment où, le Président Alassane OUATTARA s’engage dans un élan de réconciliation et de cohésion sociale ;

Nous, Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire(OFACI), voulons apporter notre pierre à l’édifice de paix et de fraternité amorcé par nos gouvernants.

Nous tenons donc à encourager le Président de la république dans cette initiative salutaire pour notre pays.

Aussi, invitons-nous tous les Ivoiriens de tous bords politiques, de toutes configuration ethniques, particulièrement les femmes qui constituent des vecteurs de paix et de cohésion sociale, à accepter d’aller à la réconciliation vrai et sincère ; ceci pour le développement de notre pays et pour le bien être de nos enfants. Nous souhaitons un retour effectif et réel à la paix pour que cesse les nombreuses violations des droits de l’Homme, en particulier ceux de la femme. Aux acteurs de la société civile Ivoirienne, l’OFACI suggère que des actions de sensibilisation soient menées auprès de la population pour apaiser les discours de haine et offrir des cadres de dialogue entre les différents groupes. S’il est vrai, comme le disait le Président Félix HOUPHOUET Boigny que « La paix n’est pas un mot, mais un comportement », alors l’OFACI invite chaque fille et fils de ce pays, ainsi que tous ceux qui nous font l’amitié de vivre avec nous en Côte d’Ivoire, à traduire dans nos comportements et dans nos propos de chaque jour, dans nos espaces publiques, dans nos services, dans nos écoles, la paix et la tolérance, gage de tout développement.

Chers Ivoiriens,  il est temps de construire l’avenir la main dans la main.

Chers sœurs, nous vous invitons à vous approprier le processus de réconciliation nationale car nous sommes convaincues que  la paix avec les femmes et par les femmes, est possible !

                                                        Fait à Abidjan le 21 septembre 2011

                                                                    SANGARE Namizata

                                                          Présidente Nationale de l’OFACI