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Viol en Côte d’Ivoire : la situation toujours inquiétante

Seule l’application de la loi pourrait aider à prévenir les viols

Seule l’application de la loi pourrait aider à prévenir les viols

Le rapport sur les viols et leurs répressions en Côte d’Ivoire a été présenté ce 11 juillet au siège de l’ONUCI (Abidjan-Sébroko). Il a été produit par la Division des droits de l’homme de l’ONUCI qui a documenté quelques 1129 cas de viol entre janvier 2012 et décembre 2015.

Le rapport présenté conjointement par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme souligne la nécessité de mettre en œuvre les textes et les lois en Côte d’Ivoire afin de mieux lutter contre ce fléau qui touche majoritairement les femmes, les petites filles et les enfants. Concernant les chiffres clés de ce rapport, la directrice par intérim de la division des droits de l’homme de l’ONUCI, Juliette de Rivero, indique que les cas de viol documentés « affectent plus de 1000 victimes ». Lire la suite

Les droits de la femme et de l’enfant au cœur d’un atelier de formation

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

Le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (RIDDEF) a organisé les 15 et 16 avril un atelier de formation sur les droits des femmes et des enfants avec l’appui de la division Droit de l’Homme de l’ONUCI.

Ils sont plus de 1.500.000 enfants en Côte d’Ivoire à travailler pour gagner leur vie au lieu d’être à l’école. Certains sont violés, vendus ou exploités dans les mines et plantations. Leurs droits les plus élémentaires sont bafoués au même titre que ceux des femmes qui souffrent le martyr à cause des violences basées sur le genre. C’est pour combattre toutes ces violences que le RIDDEF, le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme, a initié un atelier de formation pour aider les organisations de la société civile ivoirienne à mieux documenter ces violences et mener des actions de plaidoyer. Lire la suite

ONUCI : un nouveau chef pour quelles missions ?

Aïchatou Mindaoudou, nouvelle patronne de l'ONUCI

Aïchatou Mindaoudou, nouvelle patronne de l’ONUCI

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire a un nouveau patron ou plutôt une nouvelle patronne ! Elle est le cinquième haut fonctionnaire désigné par Ban Ki Moon pour accompagner la Côte d’Ivoire dans son processus de normalisation socio-politique.

Crée en 2004 l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) fait partie du paysage socio-politique et économique de la Côte d’Ivoire. Sa mission depuis sa création a été d’accompagner le pays vers la paix après le déclenchement de la crise militaire de septembre 2002. Dotée d’une force militaire, l’ONUCI a notamment veillé au respect du cessez-le-feu entre FDS et FN. L’histoire de cette mission opérationnelle des Nations Unies a été très mouvementée ; en témoigne les quatre fonctionnaires qui a tour de rôle ont dirigé la mission en huit (8) ans. Leur mandats respectifs ont été de durée différente mais ils ont partagé une même appréciation de la part des ivoiriens. Jamais aimé et toujours contesté ! Lire la suite

Séguéla : Les droits de la femme et de la jeune fille revisités par l’ONUCI au cours d’une journée de sensibilisation

Les droits de la femme et de la jeune fille revisités par l’ONUCI

Les droits de la femme et de la jeune fille revisités par l’ONUCI

Le Bureau des Droits de l’Homme de l’ONUCI-Daloa, en collaboration avec celles de l’information publique et de la Protection de l’Enfance, a tenu le 5 juillet 2012 à Séguéla, une journée de sensibilisation sur les droits de la femme. Cette opération a été marquée par une conférence qui a eu pour thème : « les droits de la femme et de la jeune fille en milieu rural et les voies de recours ». Elle a été animée par le procureur de la République près le tribunal de Séguéla, Maurice Kouadio. L’activité s’est tenue en présence des représentants de la société civile et des associations des femmes du Worodougou.

Dans sa communication, le conférencier a estimé qu’il n’y a pas de droits spécifiques pour les femmes rurales, mais il a reconnu que les femmes rurales semblent être une catégorie vulnérable parmi les femmes. Cette situation s’explique selon lui par la persistance de l’analphabétisme et des pesanteurs culturelles, qui débouchent très souvent sur l’atteinte à l’intégrité physique et morale de la femme en milieu rural. Le magistrat du parquet a également soutenu que  les cas de violences physiques constituent les plus fréquents. « Cela se matérialise par l’homicide volontaire qui se traduit sous plusieurs formes : le meurtre, l’assassinat l’empoisonnement », a indiqué l’orateur avant de révéler à l’assistance les voies de recours à la justice. M. Kouadio a demandé par conséquent à l’Etat de promouvoir les droits de la femme et de la jeune fille rurale, prisonnière et victime de pratiques néfastes. Jean-Pierre Mbayanhaga de la Section Protection de l’Enfance a, pour sa part, fait un bref exposé sur « Les droits de l’enfant et les voies de recours ». Il a indiqué que les cas de violation des droits sont récurrents chez les enfants très souvent exposés à plusieurs fléaux, parmi lesquels les mutilations génitales féminines (FGM) et le manque d’accès aux soins médicaux et à l’assistance humanitaire. M. Mbayanhaga a exhorté à plus d’attention sur les droits des enfants. Au terme de la rencontre, la porte-parole des femmes du Worodougou, Sékongo Topka a souhaité que ce genre de rencontre soit organisé régulièrement  pour permettre aux femmes de connaitre leurs droits et de mieux s’organiser pour lutter contre les violences auxquelles elles sont quotidiennement exposées. Deruoth Touré, directeur de la promotion humaine du Conseil général de Séguéla a salué l’action de l’ONUCI qui selon lui aide à sensibiliser l’opinion publique sur le rôle croissant de la femme dans la société et à favoriser son intégration économique et sociale.

Journée internationale de la femme a Prikro : les femmes s’engagent à lutter pour leur épanouissement

L’autonomisation des femmes passe par des AGR

Les femmes de Prikro, localité située à 320 km au nord-est d’Abidjan, se sont engagées à lutter pour mieux se prendre en charge. C’était à l’occasion de la commémoration de la Journée Internationale de la Femme, qui s’est déroulée le 13 mars 2012, en présence de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Dans sa lecture du message du Secrétaire général des Nations Unies, la cheffe de la délégation de l’ONUCI, Néné Ba a dépeint un tableau sombre des difficultés rencontrées par les femmes dans le monde, avant de demander aux gouvernants, à la société civile et au secteur privé, d’œuvrer pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. La responsable de l’Association des femmes de Prikro Georgette Oulaï Minnouan a, pour sa part, salué l’engagement de tous et particulièrement des Nations Unies, dans le plaidoyer pour le bien-être et l’épanouissement des femmes.

Parlant de la situation des femmes de Prikro, elle a estimé que des efforts devraient être faits pour leur promotion. « Malgré l’inexistence de systèmes de formations fiables et performantes dans les zones rurales, nous demeurons des actrices incontournables de l’économie familiale, rurale et nationale et  il apparait clairement que la mise sur pied d’un programme de formation des femmes et des jeunes filles peut survenir de la volonté des collectivités locales et des fils et filles de la région », a-t-elle noté. A sa suite, le préfet du département de Prikro, Samuel Séry Gbaza, s’inspirant de l’historique de la journée, a appelé les cadres à s’inscrire dans le sens du message de l’ONUCI, non sans conseiller aux femmes  de se mettre au travail. « Cette journée doit être une occasion de jeter un regard en arrière pour voir les pas franchis dans les domaines du respect du genre, de l’égalité devant les lois et les droits et l’occasion pour les femmes de penser à ce qui a été fait et sur ce qui peut être fait pour faire valoir leurs besoins et leurs préoccupations sur la scène nationale et internationale », a-t-elle lancé en direction des femmes. Il faut noter que l’Association des femmes de Prikro est composée de femmes danseuses traditionnelles, ouvrières, commerçantes, ménagères et des épouses des fonctionnaires de la localité.

L’ONUCI invite les animateurs des radios de proximité de la vallée du Bandama à s’impliquer dans la lutte contre les VBG

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a ouvert le 5 décembre 2011, un atelier de formation sur les violences basées sur le genre (VBG) à l’intention d’une vingtaine d’animateurs des radios de la Vallée du Bandama. A l’ouverture des travaux, Flora Touali du Bureau des droits de l’Homme de l’ONUCI à Bouaké, a indiqué que ce séminaire répondait au souci de faire de ces animateurs de radios, des acteurs de lutte contre les violences basées sur le genre. « Vous êtes des acteurs importants dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Vous êtes notre porte-voix. Je vous demande de vous impliquer activement dans la lutte contre ce fléau à travers des reportages et d’émissions relatives aux questions liées aux droits de l’homme en général et aux VBG en particulier », a-t-elle fait savoir.

Selon Armand Irié, co-animateur de cet atelier et Chargé des projets et du suivi évaluation à OIS-Afrique, l’information a un impact sur la communauté. « vous, animateurs de radios, avez besoin d’être intégrés dans le processus de prise en charge des victimes des violences basées sur le genre pour mieux informer les populations et aider éventuellement les victimes », a-t-il soutenu. Il faut noter qu’une vingtaine d’animateurs de radios prennent part à ce séminaire. Cette formation permettra aux initiateurs de vulgariser auprès des radios de proximité les normes nationales et internationales relatives aux droits de l’Homme en vue d’une bonne compréhension des enjeux en la matière, et surtout leur rôle majeur dans  la promotion des droits de l’Homme.