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Mutilations génitales féminines : quand l’excision s’exporte

Les mutilations génitales menacent la vie de nombreuses femmes à travers le monde

Les mutilations génitales menacent la vie de nombreuses femmes à travers le monde

Le monde célèbre ce 6 février la journée internationale contre les mutilations génitales. Une occasion pour découvrir un pan de l’excision tran-frontalière en Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire figure parmi les 28 pays dans le monde où l’excision a été identifiée comme un problème de santé publique primaire. On estime à 36% le nombre de femmes excisées. 34% des femmes victimes de cette pratique l’ont été en milieu urbain et 38% en zone rural. Les régions les plus touchées sont l’ouest avec un pic de 73,3% et le nord avec 87,9 %. Exposées sur l’autel de la tradition, de nombreuses ivoiriennes portent à vie les stigmates de l’excision. Pour les plus chanceuses, c’est un quotidien rythmé par les frustrations sexuelles en raison de leur frigidité. Les autres qui ont échappé à une mort certaine lors de la pratique vivent avec des fistules obstétricales, des fausses couches à répétition dues aux infections des trompes sans oublier les difficultés liées à l’accouchement. Lire la suite

OSC et médias partenaires du monitoring de l’action publique

Les femmes de la Société Civile se rapprochent des médias

Un atelier de formation en techniques de communication orientée sur le contrôle citoyen de l’action publique (CCAP) est organisé par l’URPCI (Union des Radios de proximité de Côte d’Ivoire) et son partenaire l’Institut PANOS Afrique de l’Ouest. Cette formation s’inscrit dans le cadre de l’exécution du projet « Femmes et médias, partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest« . Ce projet financé par l’Union Européenne pour une durée de trois ans a pour objectif de renforcer les synergies inter-pays et entre les journalistes et les OSC (organisation de la société civile) notamment celles des femmes, pour accroître la participation politique des citoyens, leur contrôle sur l’action publique et la recevabilité des élus en Afrique de l’Ouest. Lire la suite

Le CNSPA, gardien de la promotion de la parité

Les femmes se mobilisent pour le combat de la parité

Avec 25 femmes sur 225 députés à l’Assemblée Nationale, 11 sur 180 maires, une seule femme sur les 30 conseillers régionaux, il est clair que la Côte d’Ivoire est un pays où la notion de parité est bien loin d’être une réalité. Ces chiffres énumérés plus haut sont bien loin du quota des 30% requis par les protocoles internationaux sur le genre. Le tableau de la promotion de la femme ivoirienne est encore sombre et il faut agir pour faire bouger les lignes. Et dans ce combat pour la parité homme-femme en Côte d’Ivoire, il faut désormais compter sur l’ONG CNSPA, le Conseil national du suivi de la parité. Cette ONG qui vient de voir le jour sur les bords de la lagune Ebrié veut promouvoir la parité à tous les niveaux. Lire la suite

CEFCI : Boni Dihoukan Lydie succède à Nathalie Koné

Mme Boni Dihoukan Lydie, nouvelle directrice exécutive du CEFCI

Mme Boni Dihoukan Lydie, nouvelle directrice exécutive du CEFCI

Après le départ de Nathalie Koné, c’est au tour de Mme Boni Dihoukan Lydie de prendre les rênes du CEFCI, le Centre Féminin pour la démocratie et les droits humains en Côte d’Ivoire. Au poste de Directrice exécutive depuis le 1er juillet 2014, cette sociologue de formation est dotée d’une forte expérience dans le domaine de la promotion des droits des femmes, de la démocratie, du Lobbying et du plaidoyer. Cette expérience s’est aussi construite grâce au CEFCI où elle évolue depuis 2009. Lire la suite

Duékoué s’engage dans l’éradication des VBG

Femmes en campagne contre les VBG

La localité de Duékoué a été le théâtre de violences inimaginables à l’égard des femmes lors de la récente crise post-électorale que la Côte d’Ivoire a connue. Pour la première fois dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, les ONG ont eu le courage d’annoncer que le viol a été utilisé comme arme de guerre contre des femmes mais également des petites filles ! Lorsque ces dernières ont échappé à la mort qui couronne ces viols, elles doivent vivre avec des séquelles psychologiques qui sont difficiles à effacer. C’est pour apporter un soutien aux femmes victimes et surtout aider à leur prise en charge que l’ONG Bonnes Actions a décidé de renforcer les capacités d’une vingtaine de personnes pour une meilleure action contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Il s’agit principalement de leaders communautaires qui ont été formé avec le soutien d’IRC (International Rescue Committee).

Sur les raisons premières de l’organisation de cette formation voici les explications de Toua Bi Kalou Célestin le coordonnateur du projet au sein de l’ONG Bonnes Actions. « Cette formation qui est faite sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) est utile car les VBG sont récurrentes dans notre région. N’oublions pas que le viol a été utilisé comme arme de guerre pendant les conflits ! Il nous revenait de droit en temps qu’acteur de la société civile de réunir nos frères et sœurs leaders communautaires pour qu’ensemble nous puissions trouver des solutions pour l’éradication des VBG ». Plusieurs thèmes ont meublé cette formation et ont été le socle d’échange entre les participants. « Nous avons mis un accent particulier sur les généralités parce qu’apparemment les VBG sont encore méconnues des populations locales en particulier les leaders communautaires. Nous avons aussi échangé sur le thème le rôle des leaders communautaires dans la lutte parce que souvent ces derniers constituent un frein dans la prise en charge des VBG. Nous avons donc voulu les sensibiliser surtout sur leur rôle pour qu’ils puissent éviter de faire obstacle lorsque nous nous saisissons de cas de VBG et que nous tentons d’y trouver une solution » nous explique Doukouré Mamadou formateur.

Cette initiative de l’ONG Bonnes Actions et de son partenaire International Rescue Committee est appréciée à sa juste valeur par les apprenants. « Nous avons été instruit sur le danger que constitue les VBG et nous nous engageons à appliquer à la lettre les recommandations de cette formation pour éradiquer les VBG dans nos communautés respectives. Nous insistons auprès des ONG pour que ce type de formation puissent se prolonger dans le temps » affirme Oulaï Gueu Bernard leader communautaire. Méanmin Léa a été victime de VBG et pour elle la mission sera surtout de partager son expérience avec d’autres victimes et de les aider dans la prise en charge psychologique. « Il y a de nombreuses femmes dans les campements et les hameaux qui ont été victimes des VBG comme moi et ma formation pourra les aider. Au-delà, cette formation m’a donnée le courage de vivre de nouveau après le traumatisme que j’ai vécu et c’est aujourd’hui la chose la plus importante pour moi car j’étais réellement abattu et déboussolé ! ».

A la fin de la formation, Bi Kalou Célestin le coordonnateur du projet au sein de l’ONG Bonnes Actions a insisté auprès des leaders communautaires et des victimes pour qu’ils puissent avoir en tout temps le réflexe de dénoncer aux autorités compétentes tous les cas de Violences Basées sur le Genre.

SUY Kahofi