Archives du blog

Violences sexuelles aux femmes : la loi doit être plus sévère

Violences sexuelles : une situation traumatisante pour les femmes

L’Ambassade de France, ONU femmes et la CNDHCI ont organisé un débat sur le thème : « quelle prise en charge des victimes de violences sexuelles ? ». Ce 29 juin 2017 à l’institut français d’Abidjan, les différents participants ont plaidé pour une pleine application de la loi.

Obliger une personne à subir, à accomplir ou à être confrontée à des actes d’ordre sexuel contre son gré est considéré comme un acte de violence sexuelle. De nombreuses personnes dont majoritairement des femmes ont déjà vécu cette situation à l’image de Dagnogo Salimata mariée en 1984 alors qu’elle n’avait que 13 ans. Son époux, un homme de 60 ans, la violentait avant d’abuser d’elle dans le foyer. Lire la suite

Publicités

VIH-SIDA : l’inquiétante féminisation de la pandémie en Afrique de l’Ouest

Docteur Xavier Crespin, directeur général de l’OOAS

Docteur Xavier Crespin, directeur général de l’OOAS

La forte féminisation du VIH-SIDA en Afrique de l’ouest est une situation très inquiétante selon le directeur général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). Docteur Xavier Crespin a de nouveau tiré sur la sonnette d’alarme lors de la 5ème réunion du Comité multi-sectoriel de lutte contre le VIH/SIDA de la CEDEAO qui s’est tenue à Abidjan les 14 et 15 juillet 2014. La forte féminisation de la pandémie en Afrique de l’ouest est une tendance observée depuis 2004. L’ONUSIDA estimait déjà que 59 % des personnes séropositives en Afrique sont des femmes. 75 % des jeunes infectés sont des filles et pour chaque garçon infecté, il y a cinq à six filles qui le sont !

Les jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans courent un risque au moins trois fois plus élevé d’être infectées par le VIH/SIDA que les hommes de la même tranche d’âge. Lire la suite

Le Lycée Mamie Adjoua cultive l’excellence !

Le Mamy Adjoua un centre d'éducation pour les jeunes filles ivoiriennes

Le Mamy Adjoua un centre d’éducation pour les jeunes filles ivoiriennes

A l’issue de la cérémonie officielle des journées portes ouvertes au Lycée Mamie Adjoua de Yamoussoukro, le proviseur, Mme Nomvia Sako Sita, a révélé qu’elle entend instaurer le système de tutorat dans cet établissement d’excellence afin de booster les résultats scolaires qu’elle trouve moyens voire insuffisants, selon les cycles. Aux dires de la première responsable de ce lycée de jeunes filles, l’instauration des journées portes ouvertes qui se tiendront chaque année à la fin du premier trimestre, visent deux objectifs principaux. Il s’agit notamment de rencontrer les parents d’élèves et échanger avec eux sur les résultats scolaires de leurs enfants, d’obtenir une amélioration de résultats à travers les échanges entre enseignants et parents afin de savoir ce qui se fait globalement pour les enfants. « Mais il n’est pas exclu qu’on le fasse une deuxième fois  si d’aventure les résultats ne s’amélioraient pas à la fin du second trimestre », a-t-elle suggéré. « Au premier cycle, les résultats sont bons avec un pourcentage de 80%, à part la classe de 3ème qui est une classe intermédiaire où les élèves, pour on ne sait quelle raison, n’ont pas le niveau. Au second cycle, avec 67%, les résultats sont bons en 2nde et 1ère. Mais en Terminale, nous devons insister, créer des conditions de travail pour qu’aux examens de fin d’année, nous ayons plus de 60% », a indiqué Mme Nomvia Sako. Pour ce faire, elle préconise le système de tutorat. « Nous avons vu des systèmes au cours de plusieurs visites à l’étranger, notamment aux USA. Mais nous comptons appliquer le système de tutorat pour la prise en charge des élèves moins bons. Ainsi, les professeurs en sous-horaires devront utiliser les heures qu’ils nous doivent pour encadrer les élèves faibles. Ce sera pareil pour les élèves excellents qui encadreront leurs camarades de classe qui ont un faible niveau. Les enseignants sont d’ailleurs partants », a expliqué le proviseur. « Dans un établissement d’excellence comme le nôtre, la rigueur doit être de mise », a-t-elle par ailleurs souligné indiquant que sur la discipline et la moralité, il y aura de la rigueur. Le proviseur a prévenu que toutes les élèves qui enfreindront au règlement intérieur qu’elle a d’ailleurs révisé,  pourront se voir exclues. Le proviseur du lycée Mamie Adjoua a annoncé que l’établissement a eu 50 ans le 1er octobre 2012 et que la célébration de ce cinquantenaire se fera en mai 2013, quand les cours seront atténués. Le Lycée Mamie Adjoua de Yamoussoukro pour rappel compte 88 enseignants pour 1.909 élèves. 1.120 son régulièrement inscrit pour le premier cycle et 789 pour le second.

Correspondance particulière

Femme et Mode : Les taille-basses, ces pantalons qui scandalisent de plus en plus

Mêmes certaines femmes dénoncent les tailles basses

A chaque époque son style vestimentaire et de nos jours l’évolution de la mode impose même qu’il y ait un style vestimentaire par saison ou par période. Ainsi en Côte d’Ivoire, capitale de la culture africaine, les styles vestimentaires se succèdent en créant à chaque fois un véritable buzz. Après la folle époque des mini-jupes, des bas d’F et des tubes, nous voilà sous le règne des taille-basses ces fameux pantalons qui laissent (exprès ou pas) entrevoir les dessous et même les postérieurs. Cette mode qui vise à tout montrer, on ne sait pour quelle raison choque de plus en plus bon nombre d’Ivoiriens. De passage dans un bus aux abords du GSPM à Adjamé, nous sommes dépassés au carrefour par un scooter dont le passager à l’arrière (une femme) offrait un spectacle que beaucoup de personne ont pu commenter. En effet le jean en taille-basse de la jeune dame laissait voir tout l’arsenal de perles et une partie très importante des fesses puisse qu’elle ne portait visiblement pas de dessous.

Une mère de famille à l’avant du bus s’empresse de fermer les yeux de son fils mais la petite voix de ce dernier ne laisse personne indifférent : « maman je n’ai pas regardé la femme là ! ». « Ma sœur promène toi nu c’est mieux ! » lui lance par la vitre une jeune étudiante. Chaque jour à Abidjan les populations sont habituées à voir des jeunes filles et même des garçons qui se pavanent pratiquement nus. En descendant du gbaka ou du taxi, c’est sûr qu’une jeune fille a déjà permis à chacun de vous de voir cette projection érotique gratuite. De plus en plus d’Abidjanais ne supportent plus ce spectacle qui frôle une atteinte à la pudeur. « Comment des êtres qui réfléchissent peuvent s’habiller de la sorte ? » soutient Dame Kouassi avant d’ajouter « On ne peut pas être esclave de la mode à ce point. Le corps de la femme est sacré mais à force de se mettre nu c’est à peine si les hommes ont de la considération pour nous ». « C’est scandaleux je trouve ! Vous les voyez même dans les bureaux, à l’église, à la télévision avec ces vêtements qui n’honorent pas notre génération. Il faut que la police des mœurs se saisisse de ce problème car nous sommes fatigués de voir ‘’la poisse’’ quand nous sortons de chez nous » souligne Niamkey Clément, frigoriste. « Personne n’est contre la mode des jeunes mais si elle dérange on doit la revoir » souligne Touré Aïssata. « Nous sommes le miroir de la société et si aujourd’hui nous sortons nus quelle éducation donnerons-nous à nos enfants ? », s’interroge-t-elle. Les amoureux des taille-basses réagissent et dénoncent ceux qui ont travesti cette mode. « Les taille-basses sont à la mode et ils ne sont pas conçus pour exposer le corps de la femme. Ils se portent avec des dessous qui sont semblables à des maillots. Si quelqu’un en porte sans dessous il a ses raisons : soit se prostituer, soit attiré les regards » soutient Christiane Kakou. « Je ne suis pas contre les taille-basses c’est la mode des enfants, que voulez-vous ! Moi je demande à nos fils et nos filles d’être à la mode et non esclave de cette mode. Quelle est la différence entre nous et les animaux si tout le monde se promène nu ? » souligne Toho Gervais.

Suy Kahofi