Archives du blog

La Côte d’Ivoire réitère son engagement contre l’exploitation des enfants

Euphrasie Yao met en garde les voleurs d’enfance

Euphrasie Yao met en garde les voleurs d’enfance

La Côte d’Ivoire continue de faire la une de l’actualité lorsque la question de la traite des enfants est évoquée. Conscient de cette mauvaise publicité, le Gouvernement ivoirien veut maintenir l’élan de la sensibilisation et de la répression.

Le 21 juin 2016, six enfants de nationalité togolaise dont l’âge varie entre 6 et 16 ans ont été intercepté au poste frontière de Noé (frontière ivoiro-ghanéenne). En compagnie de trafiquants, ces mineurs devaient rallier Abidjan pour servir de petites mains dans plusieurs secteurs d’activité. Des enfants victimes du trafic d’êtres humains mais qui heureusement ne finiront pas entre les mains de leurs « acheteurs ». Ils pourront bientôt regagner leurs familles et c’est la promesse faite par la Ministre de la Promotion de la femme, de la Famille et de la Protection de l’enfant. Euphrasie Yao a rendu visite aux enfants recueillis par le centre Padré Pio dans la commune de Bonoua. Elle était accompagnée par l’Ambassadrice de l’Union Africaine, SEM Mayuma Joséphine, des membres du cabinet de la Première Dame de Côte d’Ivoire et des émissaires du consulat du Togo. Lire la suite

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Les droits de la femme et de l’enfant au cœur d’un atelier de formation

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

Le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (RIDDEF) a organisé les 15 et 16 avril un atelier de formation sur les droits des femmes et des enfants avec l’appui de la division Droit de l’Homme de l’ONUCI.

Ils sont plus de 1.500.000 enfants en Côte d’Ivoire à travailler pour gagner leur vie au lieu d’être à l’école. Certains sont violés, vendus ou exploités dans les mines et plantations. Leurs droits les plus élémentaires sont bafoués au même titre que ceux des femmes qui souffrent le martyr à cause des violences basées sur le genre. C’est pour combattre toutes ces violences que le RIDDEF, le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme, a initié un atelier de formation pour aider les organisations de la société civile ivoirienne à mieux documenter ces violences et mener des actions de plaidoyer. Lire la suite

La Fondation Ahikpolé lance le concept « Lundi Rouge », pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux enfants

Des milliers de femmes ont marché pour dire non aux violences faites aux femmes et aux enfants

Des milliers de femmes et d’enfants vêtus de rouge, ont marché ce samedi à Bassam pour condamner les violences subies par le couple « femme – enfant », en Côte d’Ivoire et dans le monde. Une initiative de la Fondation Ahikpolé qui a lancé ce même jour, le concept « Lundi Rouge ». «… Nous les enfants, nous ne voulons pas être battus, violés, torturés, et enrôlés de force. S’il vous plait. Chers parents. Tous les lundis, n’oubliez pas de mettre sur notre tenue un petit tissu rouge. Pour que nous marquions notre solidarité à nos mamans et à nos amis victimes des violences », s’est exprimée Djereké pascaline, 7 ans. Cette cérémonie a eu lieu dans l’enceinte de la salle du Centre Culturel Devant un auditoire, composé d’autorités administratives, d’ONG, et de membres de la Société Civile.

Un acte symbolique

Elles étaient des milliers de femmes et d’enfants vêtus de rouge, à se réunir sur la place de la Paix, à Bassam. Objectif, poser un acte symbolique pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux enfants. Une vaste campagne de sensibilisation sur la responsabilité de chacun dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. La ville de Bassam était rouge pourrait on dire. Les femmes et les enfants soutenues par des ONG de défense des droits de l’enfant et de la femme, ont voulu « en finir » avec les violences perpétrées à leur endroit. Elles ont marché tout le long de la rue de la Victoire, traversées le pont de la Victoire, pour aller ensuite remettre un document aux Autorités administratives de la ville. Un acte hautement symbolique. Dame Salimata Porquet, participante à cette marche explique la symbolique de ce geste : « en 1949, les femmes marchèrent pour exiger la libération de leurs époux. Elles avaient été brimées, violentées… Nous marchons aujourd’hui pour dire Non aux violences subies par les femmes… Non aux violences subies par les enfants et enfin… Non à la violence sur toutes ses formes… ». Les femmes ont remis un document aux autorités administratives de Grand Bassam pour qu’ils le remettent ensuite à « qui de droit ». Un document qui veut que les autorités de Bassam ainsi que celles de toutes la Côte d’Ivoire s’engagent à bannir ce fléau.

Ahikpolé International lance le concept « Lundi Rouge »

La Fondation Ahikpolé International, initiatrice de cette marche lance l’opération « Lundi Rouge ». Cette opération est une invite à chacun, pour affirmer son engagement à lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Par le port systématique et symbolique, tous les lundis, d’un vêtement ou d’un objet de couleur rouge, l’on prouve son adhésion à lutter contre les violences subies par les femmes et les enfants dans le monde. Pour Ahikpolé International ce geste est une sorte d’éveil de conscience qui vise à graver dans l’esprit de chacun, l’existence de ce fléau et surtout sa contribution pour l’éradiquer. Le choix du rouge pour dire Stop. Autrement dit, quand il y a le rouge, il y a un danger. Aussi faudra t- il s’arrêter. Le rouge aussi pour symboliser la vie de ces nombreuses femmes et enfants qui ont succombé aux violences. À l’instar d’Amina Filali, une adolescente marocaine de 16 ans qui s’est suicidée, par ce qu’elle a été contrainte d’épouser son violeur.
Ahikpolé de Chantale, présidente de la Fondation a lancé un appel au parrain de cette cérémonie, Aka Sayé Lazare, Directeur Géneral de la Radiodiffusion ivoirienne (RTI), pour qu’il l’aide à faire la promotion de cette opération. Un appel bien reçu par le DG qui a invité « toutes les bonnes volontés à s’approprier ce concept, à l’instar du ruban rouge pour le sida ».

L’ONUCI invite les animateurs des radios de proximité de la vallée du Bandama à s’impliquer dans la lutte contre les VBG

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a ouvert le 5 décembre 2011, un atelier de formation sur les violences basées sur le genre (VBG) à l’intention d’une vingtaine d’animateurs des radios de la Vallée du Bandama. A l’ouverture des travaux, Flora Touali du Bureau des droits de l’Homme de l’ONUCI à Bouaké, a indiqué que ce séminaire répondait au souci de faire de ces animateurs de radios, des acteurs de lutte contre les violences basées sur le genre. « Vous êtes des acteurs importants dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Vous êtes notre porte-voix. Je vous demande de vous impliquer activement dans la lutte contre ce fléau à travers des reportages et d’émissions relatives aux questions liées aux droits de l’homme en général et aux VBG en particulier », a-t-elle fait savoir.

Selon Armand Irié, co-animateur de cet atelier et Chargé des projets et du suivi évaluation à OIS-Afrique, l’information a un impact sur la communauté. « vous, animateurs de radios, avez besoin d’être intégrés dans le processus de prise en charge des victimes des violences basées sur le genre pour mieux informer les populations et aider éventuellement les victimes », a-t-il soutenu. Il faut noter qu’une vingtaine d’animateurs de radios prennent part à ce séminaire. Cette formation permettra aux initiateurs de vulgariser auprès des radios de proximité les normes nationales et internationales relatives aux droits de l’Homme en vue d’une bonne compréhension des enjeux en la matière, et surtout leur rôle majeur dans  la promotion des droits de l’Homme.

Crise ivoirienne: 1.121 femmes et enfants victimes de violences (Unicef)

Les Femmes victimes de la crise Ivoiriennes

Au moins 1.121 femmes et enfants ont été victimes de « violations graves des droits des personnes » depuis l’éclatement de la crise post-électorale en novembre 2010 en Côte d’Ivoire, affirment l’Unicef et l’ONG Save the children dans un rapport publié mercredi.

« Sur les 1.121 cas de violations de droits contre les femmes et les enfants » enregistrés de novembre 2010 à septembre 2011, « 643 ont été commis contre des enfants, dont 182 viols, soit un enfant violé chaque un jour et demi sur le territoire national », indiquent le Fonds des Nations unies pour l’enfance et l’ONG dans un communiqué à propos de leur rapport sur « l’impact de la crise post-électorale sur la protection des enfants en Côte d’Ivoire ». « Les enfants ont été les premières victimes du conflit », qui s’est achevé en avril, selon Hervé Ludovic de Lys, représentant de l’Unicef dans le pays. Le document évoque « une hausse significative des cas de violations rapportés en mars et avril de cette année, au plus fort de la crise, et dans les régions les plus touchées par les combats ». « La plupart de ces crimes restent impunis car seul 52 cas ont fait l’objet de poursuites judiciaires même si les auteurs sont connus pour plus de la moitié des victimes », ajoutent l’Unicef et Save the children, déplorant « manque de moyens » pour soutenir les victimes et « faible » répression. La crise née de la présidentielle de novembre 2010 a fait quelque 3.000 morts. Les camps rivaux, celui de l’ex-président Laurent Gbagbo et celui du nouveau chef de l’Etat Alassane Ouattara, ont été accusés d’exactions. La Cour pénale internationale (CPI) enquête sur de présumés crimes contre l’humanité et crimes de guerre imputables aux deux camps. L’ONU a dit mardi redouter un regain de violences sexuelles à l’occasion des législatives du 11 décembre.


Femme, la poliomyélite est à vos portes!

Juste deux gouttes par passage pour protéger les enfants

De nombreux pays africains à l’image de la Côte d’Ivoire continuent de lutter contre la polio, une maladie invalidante qui touche plusieurs milliers d’enfants chaque année. Le polio virus sauvage que l’Afrique veut bouter hors de ses frontières continue de jouer à cache-cache avec les autorités sanitaires Ivoiriennes. Celles-ci conscientes des dangers liés à cette maladie, viennent de lancer une campagne anti-polio qui intervient dans un contexte de sortie de crise marqué par une forte détérioration de la situation humanitaire. Les mamans sont en première ligne de cette campagne car elles ont la charge des tous petits. Cette nouvelle campagne doit permettre de renforcer les acquis de 2009 et 2010 et permettre aux enfants qui ont manqué les campagnes précédentes de se protéger. Malgré la synchronisation des opérations vaccinales en Afrique de l’ouest, la gratuité du vaccin, son admission facile et les campagnes de proximité, des cas sont encore détectés chez les enfants. La raison de cette persistance du virus est toute simple : de nombreux préjugés son liés au vaccin. Dans le cas de la Côte d’Ivoire c’est plutôt la situation de crise qui a aggravée la prolifération du polio virus. Les nouvelles autorités Ivoiriennes ont eu du mal à le reconnaître mais la Côte d’Ivoire est confrontée à une épidémie de poliomyélite ! Une situation qui n’est que le résultat de la dégradation du tissu sanitaire du pays.

La poliomyélite un tueur en puissance

La poliomyélite une maladie très contagieuse provoquée par un virus qui envahit le système nerveux et peut entraîner en quelques heures une paralysie totale. Il pénètre dans l’organisme par la bouche et se multiplie dans les intestins. On observe dans les symptômes initiaux de la fièvre, de la fatigue, des céphalées, des vomissements, une raideur de la nuque et des douleurs dans les membres. Une paralysie irréversible (des jambes en général) survient dans un cas sur 200. Entre 5 et 10 % des patients paralysés meurent lorsque leurs muscles respiratoires cessent de fonctionner. Les personnes exposées au risque de poliomyélite sont principalement les enfants de moins de cinq ans. Comme il n’existe pas de traitement, la prévention constitue la seule option. L’administration du vaccin à plusieurs reprises confère à l’enfant une protection à vie. Le nombre de cas de poliomyélite a diminué à travers le monde mais des poches de résistance demeurent notamment en Afrique et en Asie. Cette situation comme nous l’avons dit plus haut est en grande partie liée aux préjugés.

Des préjugés qui ont la peau dure

C’est généralement dans les milieux défavorisés ou rural avec un taux élevé d’analphabètes que les préjugés liés au vaccin contre la polio circulent. Ce vaccin, selon des femmes interrogées serait une manière pour ‘’les blancs’’ de rendre stérile les enfants africains surtout les petites filles. On dit également qu’il serait fait à base d’urine de chat (!!??) ou aurait des effets secondaire pouvant entrainer le décès des enfants en bas âge. Pour d’autre le vaccin précipiterait les invalidités au lieu de les combattre ! La liste est encore longue et les préjugés diffèrent d’une région à l’autre. J’ai été bénévole vaccinateur, j’ai donc eu la chance de voir des femmes fuir et cacher leurs enfants dans les maisons quand nous y entrons pour administrer les deux goûtes. D’autres nous disaient de passer notre chemin car ici il n’y avait pas d’enfants quand bien même nous entendions des bébés pleurer ! La lutte contre la polio en Afrique ne connaitra un succès véritable que lorsque les nombreux préjugés liés au vaccin n’existeront plus. Pour cela, les campagnes de vaccination devront être précédées de sensibilisation au porte à porte sur les dangers liés à la maladie. Les chefs de communautés traditionnelles, les chefs de villages et de quartiers, les leaders religieux et ceux de la société civique pourront user de leur charisme pour faire avancer les choses. Vu l’âge auquel les enfants sont exposés les mamans ont un rôle important à jouer pour faire reculer la maladie. Pour cela elles doivent faire vacciner leurs enfants en évitant de les cacher lors du passage des agents vaccinateurs.

Suy Kahofi