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PEACE Côte d’Ivoire recrute 40% d’observatrices pour la présidentielle

Les femmes seront aussi des observatrices du processus électoral

Les femmes seront aussi des observatrices du processus électoral

Comme en 2010, les femmes ont de nouveau répondu à l’appel des Organisations de société civile (OSC). Elles se sont inscrites sur les listes électorales et prendront donc une part active au scrutin du 25 octobre. Elles ne seront pas seulement de simples votants mais elles seront aussi des observatrices grâce à PEACE Côte d’Ivoire.

En choisissant le WANEP-CI, (Réseau Ouest Africain pour l’Edification de la Paix section Côte d’Ivoire) comme partenaire, la Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) semble avoir parié sur le bon cheval. En effet le WANEP-CI est arrivé à mettre sur pied une plateforme pour l’observation des élections qui porte pour la première fois en Côte d’Ivoire le projet d’une ESR (Electoral Situation Room). Lire la suite

Ce que les femmes attendent du scrutin et de leur futur président

Les femmes appellent à des élections apaisées…

Les femmes appellent à des élections apaisées…

Loin du débat sur l’interprétation de la constitution, de l’éligibilité ou du financement des partis politiques, les femmes ivoiriennes ont un tout autre regard sur le processus électoral. Le vœu qu’elles caressent est simplement de voir la Côte d’Ivoire s’engager sur le chemin de la paix et de la stabilité après le 25 octobre 2015.

Sur les marchés, dans les gares routières, au sein des services publiques et au cœur des différentes administrations, les femmes ivoiriennes participent activement au développement socio-économique du pays. Elles prennent aussi une part importante dans le mouvement de démocratisation du pays depuis le droit de vote obtenu en 1952 en passant par leur marche historique sur la prison de Grand Bassam. Lire la suite

Elections locales : des campagnes civilisées pour les femmes

Les femmes ont leur mot à dire dans le processus électoral

Les femmes ont leur mot à dire dans le processus électoral

Il est bon de rendre à César ce qui appartient à César et ce n’est pas peu de le dire quand on parle de démocratie en Côte d’Ivoire. Les femmes Ivoiriennes ont toujours clamé leur maturité politique et elles le montrent encore. En effet le mérite des campagnes électorales apaisées revient largement aux Ivoiriennes qui pendant les deux semaines de débat pour convaincre n’ont pas fait preuve de violence envers leurs concurrents. Contrairement aux hommes qui se distingués par les casses, la violence verbale, le sabotage et les agressions, les femmes ont mis leur temps à profit pour mener une campagne pacifique. Pour Nathalie Koné, directrice du CEFCI (Centre Féminin pour la Démocratie et les Droits Humains en Côte d’Ivoire) « il ne s’agit pas de sanctifier les femmes en leur reconnaissant cet esprit de non violence mais c’est tout simplement admettre que les femmes ont plus le sens de la responsabilité que les hommes ». Une pensée populaire ivoirienne justifie cette position : « lorsqu’un homme se regarde dans un miroir il se voit tout seul ! Or une femme en se regardant dans un miroir voit également les personnes qui l’accompagnent ».

Les femmes ont essayé de se faire entendre durant ces campagnes mais le manque de moyens et l’absence de soutient de la part des partis politiques a limité leurs actions. Elles étaient donc fragilisées face aux hommes mais elles sont à féliciter pour leur courage et leur engagement. Les chiffres le montrent les partis politiques ont refusé de faire confiance aux femmes. Sur 659 têtes de listes il n’y a que 36 femmes pour les élections municipales. Au régional, sur 84 têtes de liste il n’y a que 2 femmes ! Les notions de parité ne semblent pas émouvoir les décideurs des partis politiques qui préfèrent reléguer les femmes aux cuisines des meetings et à la distribution des tee-shirts. Il y a certes très peu de femmes candidates mais les femmes qui représentent 52% de la population Ivoirienne sont une masse électorale à ne pas négliger. Si les politiciens le savent, très peu de candidats pensent à elles dans leur programme de société. « Lors des tournées dans les quartiers, les hommes sont invités à exposer leurs problèmes. Que fait-on des aspirations des femmes ? » se demande Bamba SINDOU le coordonateur général du Regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits de l’Homme (RAIDH). Pour le militant des droits de l’homme il est temps que les futurs maires et présidents des conseils régionaux mettent la femme au cœur du processus de développement des communes et des régions.

Notons que les activités de monitoring des campagnes électorales n’ont signalé aucun cas de violences basées sur le genre.

SUY Kahofi