Les droits de la femme et de l’enfant au cœur d’un atelier de formation

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

La violation des droits des femmes et des enfants toujours d’actualité

Le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (RIDDEF) a organisé les 15 et 16 avril un atelier de formation sur les droits des femmes et des enfants avec l’appui de la division Droit de l’Homme de l’ONUCI.

Ils sont plus de 1.500.000 enfants en Côte d’Ivoire à travailler pour gagner leur vie au lieu d’être à l’école. Certains sont violés, vendus ou exploités dans les mines et plantations. Leurs droits les plus élémentaires sont bafoués au même titre que ceux des femmes qui souffrent le martyr à cause des violences basées sur le genre. C’est pour combattre toutes ces violences que le RIDDEF, le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme, a initié un atelier de formation pour aider les organisations de la société civile ivoirienne à mieux documenter ces violences et mener des actions de plaidoyer.

La problématique de la violation des droits de l’enfant et de la femme dans le contexte ivoirien a pris une tournure inquiétante particulièrement sur la question du viol.

« La majorité des personnes qui sont victimes de viol en Côte d’Ivoire sont des filles qui sont mineurs et parfois des filles qui ont moins de 5 ans ! C’est une triste réalité d’autant plus que le contexte et l’environnement familial ou de la communauté incite souvent les parties à aller vers un arrangement à l’amiable » indique Eugène Nindorera chef de la division droit de l’homme de l’ONUCI.

La décision d’un règlement à l’amiable occasionne des situations où les auteurs de viol ne sont pas poursuivis comme il se devrait.

Au viol s’ajoute les violences domestiques et psychologiques, les brimades sur mineurs et de nombreux actes dégradants qui portent atteinte à l’intégrité physique et morale des femmes et des enfants. Les acteurs de la société civile doivent donc s’engager contre ce fléau mais comment y arriver dans le strict respect des conventions internationales et des textes de loi sur les droits de l’homme ? Le juge Fallé Tcheya du RIDEFF propose des pistes de solution.

« La première des choses c’est que nous puissions former les leaders locaux de nos différentes organisations sur le comment documenter des cas de violation des droits de l’homme et les faire parvenir aux autorités » soutient le juge Fallé Tcheya.

A cela s’ajoute un suivi par le plaidoyer, la sensibilisation, l’accompagnement juridique et la dénonciation.

L’atelier de formation de 48 heures du RIDEFF a donc été le cadre tout trouvé pour avancer sur la compréhension de la problématique des droits de la femme et de l’enfant. Au terme de la formation la Présidente du RIDDEF, Chantal Ayemou, espère des changements positifs dans l’action des Organisations de la société civile ivoirienne dans la gestion des cas de violation des droits de la femme et de l’enfant.

QUEEN Yelnamidjo

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À propos de Rédacteurs nousfemmes

Nousfemmes est un blog crée par SUY Kahofi, correspondant de presse et blogueur ivoirien. L'équipe de rédaction s'étoffe avec l'arrivée du journaliste d'Anderson Diédri, journaliste d'investigation.

Publié le avril 18, 2014, dans DROIT DE FEMME, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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