Gros plan sur Anouchka Wayoro, l’une des rares femmes web-designers en Côte d’Ivoire

Anouchka Wayoro web-designer

Dans la communauté ivoirienne du web, Anouchka Wayoro fait figure d’icône. Avec une plastique plantureuse à fait pâlir plus d’un et ses lunettes d’intello, elle ne passe d’ailleurs pas inaperçue dans un milieu fortement ‘’masculinisé’’. Et pour cause, elle est l’une des rares femmes webdesigners en Côte d’Ivoire. Pourtant rien ne la prédestinait à une telle fonction. En effet, partie en  en 2003 pour des études de psychologie (qu’elle a d’ailleurs terminée avec brio), Anouchka Wayoro se sent attirée par la magie de l’internet. Un monde attrayant et passionnant selon ses propres dires, qu’elle découvre par le biais d’un voisin de palier dans l’immeuble où elle habite. De fil en aiguille et transportée par une soif inextinguible d’apprendre les contours du web, Anouchka Wayoro se forme aux nouveaux métiers nés de la dynamique de la toile mondiale. Autodidacte à souhait, la psychologue apprend rapidement le Community management, le webdesign et la plate forme Joomla qu’elle maitrise et pratique avec beaucoup de dextérité.

A la question de savoir que fait-elle dans un monde phallocratique qui est celui du webdesigner ? Anouchka Wayoro répond avec beaucoup d’assurance. « Les femmes ont beaucoup de goût. Et il ne serait pas mal qu’elles apportent une touche féminine à ce métier de webdesigner. Et c’est ce que je tente de faire autant que je peux. » Mais au-delà  de son parcours atypique et de la particularité qu’elle représente aux yeux des observateurs du web ivoirien, en quoi consiste réellement le travail d’Anouchka Wayoro ? En en un mot qu’est ce qu’un webdesigner ? « Un webdesigner est une personne qui s’occupe de la conceptualisation de manière visuelle ce que l’entreprise a comme valeur (produit) par rapport à sa ligne éditoriale en consommation. En d’autres termes plus explicits, un webdesigner fabrique l’image de l’entreprise sur internet. », répond-t-elle. Si elle a du laisser la psychologie au détriment du webdesigner, c’est que ce métier doit nourrir son homme en Afrique et singulièrement en Côte d’Ivoire ? « Ce n’est pas si évident que ça », estime-t-elle tout en précisant « qu’on ne peut pas faire que ça ». « Quand vous facturez un client à 500.000 frs CFA, il crie au scandale. Alors qu’en France, la plus petite facture commence à partir de 800 euros (524.765 francs CFA). Donc si on veut compter sur ce domaine on risque de ne pas s’en sortir ». Et c’est pour mieux se prendre en charge qu’elle a fondé une entreprise en communication dénommée ABIGAIL COMMUNICATION.

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À propos de Rédacteurs nousfemmes

Nousfemmes est un blog crée par SUY Kahofi, correspondant de presse et blogueur ivoirien. L'équipe de rédaction s'étoffe avec l'arrivée du journaliste d'Anderson Diédri, journaliste d'investigation.

Publié le février 23, 2012, dans PORTRAIT DE FEMME, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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