La production de l’attiéké

L’attiéké en pleine cuisson

L’attiéké est le plat national en Côte d’Ivoire. Ce met originaire du sud de l’Eburnie est fait à base de manioc et sa production est une activité exclusivement féminine. Il faut au minimum cinq jours pour que les paniers d’attiéké atterrissent sur le marché. Une fois le manioc déterré au champ ou acheté chez les cultivateurs, la première étape est celle du concassage. Les tubercules de manioc sont épluchés et cassées en petits morceaux pour ensuite être broyés à la machine après lavage. Dans certains villages où il n’y pas de broyeuses, les tiges sont râpées à la main pour obtenir la pâte de manioc. Pour obtenir une pâte au goût légèrement relevé les femmes ajoutent généralement une ou deux tiges de manioc fermenté. Cette pâte est mise en sac et mise sous pressoir. Une fois le jus d’amidon totalement passé, la pâte devient compacte : les femmes la retirent et passent à l’étape du calibrage. La pâte solidifiée est réduite en semoule par le canal d’un tamis. Les grains sont séparés par taille et mis à sécher sur des toiles en plastique. Une fois sec, les grains sont portés à la cuisson dans un dispositif qui pourrait être comparé à une couscoussière (voir photo). C’est grâce à la vapeur d’eau que les semoules arrivent à cuire comme avec le couscous. Une fois la cuisson achevée, l’attiéké est retiré. On le laisse refroidir un moment en le retournant régulièrement avec un manche. L’attiéké est ensuite conservé dans des paniers ou des petits sachets et livré sur le marché. L’attiéké s’accompagne de poisson fris, de sauce ou de poulet. Il est conseillé de le manger la journée pour faciliter sa digestion. Faire un séjour en Côte d’Ivoire et ne pas manger un bon petit plat d’attiéké c’est comme visiter Paris et refusé de lever la tête pour admirer le Tour Eiffel. L’attiéké est une source de revenu importante pour plusieurs familles. Le village de Boly Gare au centre de la Côte d’Ivoire est un exemple de réussite par la commercialisation de cette denrée. De nombreuses femmes ont modernisé ce village en construisant des bâtiments neufs et en développant plusieurs autres activités avec l’argent de leurs ventes. En Côte d’Ivoire comme partout dans le monde les activités de femmes font vivre un nombre important de personnes !

Suy Kahofi

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À propos de Rédacteurs nousfemmes

Nousfemmes est un blog crée par SUY Kahofi, correspondant de presse et blogueur ivoirien. L'équipe de rédaction s'étoffe avec l'arrivée du journaliste d'Anderson Diédri, journaliste d'investigation.

Publié le août 7, 2011, dans ACTIVITES DE FEMME, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Je voudrais rentrer en contacte avec vous pour l’achat de l’attieke et d’autres produits en provenance de la Cote d’Ivoire.
    Merci

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